Le torchon brûle déjà sur la réforme des pensions

Alors que la ministre des pensions doit faire une proposition de réforme en septembre, Open VLD et CD&V ont déjà lancé les hostilités.

Belga

Cela doit être une des grandes réformes de la Vivaldi. Et elle est déjà source de chamailleries au sein de la majorité. Le mois prochain, Karine Lalieux (PS), ministre des Pensions, doit soumettre à ses collègues une proposition de réforme. L’accord du gouvernement stipule que la pension minimum sera revalorisée à 1.500 euros. Reste à en définir les contours. Or, comme chacun sait, le diable se cache dans les détails.

 

Open VLD et MR main dans la main

 

L’Open VLD, parti du Premier ministre, s’est ainsi fendu d’une proposition de réforme logiquement très libérale. En gros, pour obtenir 1.500 euros de pension, il faudra, sur les 30 années de carrière obligatoires, avoir « effectivement » travaillé 20 ans. Pas question de prendre en compte les périodes de chômage ou de pause carrière dans ces 30 ans. Une proposition soutenue par le MR, qui la juge excellente, mais considérée comme une provocation par le PS.

 

« Aujourd’hui, cette condition n’existe pas : on a accès à une pension minimum si l’on a une carrière d’au moins 30 ans mais ça peut très bien être trente ans de chômage. Maintenant que l’on va augmenter la pension minimum, on doit mettre une limite. Sinon, l’on crée une injustice supplémentaire à l’égard des gens qui ont travaillé toute leur vie », a expliqué M. Lachaert, président du VLD, à Het Laatste Nieuws.

 

Le CD&V répond à gauche

 

En réponse au VLD, le CD&V a lancé sa proposition de réforme. Pour les démocrates-chrétiens flamands, toute personne ayant travaillé effectivement 20 ans doit avoir le droit à une pension minimum de 1.500 euros, indépendamment d’une durée de carrière minimum de 30 ans. En d’autres termes, si la condition d’une carrière d’au moins 30 ans est maintenue pour recevoir cette pension, une personne qui aurait travaillé 20 ans sans une carrière de 30 ans y aurait droit également.

 

Les chrétiens-démocrates intègrent dans ces 30 ans des périodes assimilées (chômage, maladie, etc.). « Nous tenons compte des personnes qui ont subi un coup dur et ont dû faire face, par exemple, à un accident du travail ou au chômage », ont expliqué le président, Joachim Coens, et la députée Nahima Lanjri, qui a rappelé que ce sont surtout des femmes qui n’ont pas de carrière complète.

 

Bref, c’est bien parti pour de loooooongues discussions sur le droit à la pension.

 

 

 

 

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