Les pluies extrêmes entre 1,2 et 9 fois plus fréquentes à cause du réchauffement

Ce sont les résultats d'une étude de l'initiative World Weather Attribution. Elle a également révélé que les averses sont aussi désormais de 3 à 19% plus importantes dans nos régions.

Pepinster après les inondations. (Belga)

Le changement climatique a multiplié par un facteur compris entre 1,2 et 9 la probabilité de pluies extrêmes comme celles ayant provoqué les inondations dévastatrices en Belgique et en Allemagne lors du mois de juillet dernier.

C’est ce qu’a permis d’affirmer une étude de l’initiative World Weather Attribution. L’étude a également révélé que les averses sont désormais de 3 à 19% plus importantes dans ces régions, toujours en raison du réchauffement climatique.

En juillet dernier, des pluies extrêmes avaient provoqué des inondations dans certaines parties de l’Europe occidentale. Au total, pas moins de 220 personnes en Belgique et en Allemagne sont décédées des suites de ce phénomène météorologique. Un rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) publié début août avait déjà indiqué que le changement climatique était le principal facteur d’évolution de ces phénomènes météorologiques extrêmes.

Les conclusions de l’initiative World Weather Attribution, qui représente un groupe de 39 chercheurs internationaux, viennent donc confirmer ces constats. Pour mesurer le rôle du réchauffement climatique dans ces inondations, ces scientifiques se sont concentrés sur deux régions particulièrement touchées : celle de l’Ahrt et l’Erft en Allemagne (93 mm de moyenne de précipitation en un jour) et celle de la Meuse (106 mm de précipitation en deux jours). En partant des schémas pluviométriques de ces régions, ils ont ensuite calculé la probabilité d’averses semblables partout en Europe occidentale.

Les experts ont ainsi pu conclure que le changement climatique a augmenté de 3 à 19% la quantité de pluie tombant en une journée. Autre conclusion alarmante, le dérèglement du climat a multiplié par 1,2 à 9 la probabilité d’avoir des précipitations extrêmes similaires à celles des inondations.

Enfin, selon l’étude, on peut s’attendre à ce que des évènements similaires touchent l’Europe occidentale environ une fois tous les 400 ans. Cela signifie donc que plusieurs évènements de ce type pourraient avoir lieu au cours de cette période.

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