Jeux Paralympiques: 5 athlètes belges à suivre

Les Jeux Paralympiques de Tokyo débutent ce mardi, avec de réelles chances de médailles pour l'équipe belge.

La délégation belge à Tokyo. - AFP

Deux semaines après les Jeux olympiques, c’est au tour des paralympiques de débuter à Tokyo. Jusqu’au 5 septembre, 4.400 athlètes issus de plus de 130 délégations vont s’affronter dans 22 sports, dont deux nouveaux cette année, le taekwondo et le badminton.

La Belgique sera fièrement représentée par 32 sportifs. Objectif ? Ramener dix médailles, soit une de moins qu’il y a cinq ans à Rio. Mais le potentiel est là pour en ramener plus, en partie grâce à ces athlètes.

Joachim Gérard

Après avoir remporté le bronze en simple à Rio, le numéro un du tennis belge en fauteuil revient plus fort que jamais. Rien que cette année, le Bruxellois de 32 ans a remporté deux titres du Grand Chelem en simple, les premiers de sa carrière, à l’Open d’Australie et à Wimbledon. Et pour Tokyo, le joueur ne cache pas ses ambitions. « Les Jeux sont un rêve pour chaque athlète. Le premier rêve est de participer. Le deuxième de remporter une médaille. Et le troisième de décrocher l’or », a-t-il récemment déclaré. « J’ai déjà réalisé les deux premiers, alors pourquoi pas le troisième cette année ? »  

Joachim Gérard

Michèle George

À Tokyo, Michèle George vivra ses troisièmes Jeux. Une compétition qui, pour l’instant, lui a toujours réussi. À Rio, la cavalière a décroché l’or du freestyle et l’argent du test individuel à Rio, après avoir remporté l’or à Londres en 2012 sur les deux épreuves. Un palmarès qui vaut à la triple championne paralympique de 47 ans d’être cette année la porte-drapeau de la délégation belge, aux côtés du joueur de goalball Bruno Vanhove.  

Michèle George

Laurens Devos

Il avait créé la surprise en 2016 à Rio en devenant, du haut de ses 16 ans, le plus jeune champion paralympique en tennis de table de l’histoire, seulement deux ans après avoir débuté les tournois handisport. En 2018, l’Anversois est couronné champion du monde en classe 9 (hémiplégie et infirmité motrice cérébrale). À 21 ans, il peut déjà espérer devenir champion paralympique pour la deuxième fois.

Laurens Devos

Gitte Haenen

Chaque édition des Jeux Paralympiques est accompagnée d’histoires inspirantes de courage et de résilience. Celle de Gitte Haenen en est une. Ancienne spécialiste de boxe thaï (chez les valides), elle a dû être amputée en 2016 de la jambe gauche après une blessure au genou et plusieurs opérations qui n’ont fait qu’amplifier la douleur. « Je n’ai pas regretté cette décision une seule seconde », confie à Sporza la sportive, désormais équipée d’une lame en guise de pied gauche. Un an plus tard, elle participait déjà aux championnats mondiaux à Londres, et se plaçait à la quatrième position au 100 mètres. En 2019, elle décrochait à Dubaï le bronze sur cette distance et l’argent au saut en longueur. À Tokyo, elle espère à nouveau monter sur le podium. « Compte tenu des revers que j’ai déjà dû affronter dans ma vie, une médaille signifierait beaucoup pour moi. »  

Gitte Haenen

Peter Genyn

En para-athlétisme, la Belgique pourra compter sur un autre athlète qu’on ne présente plus. Détenteur des records mondiaux sur les 100 et 200 mètres, le sprinter en fauteuil roulant Peter Genyn, 44 ans, tentera de décrocher à nouveau l’or à Tokyo sur les deux distances.  

Peter Genyn

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