Rise, la néobanque belge qui veut séduire les adolescents

Le paysage bancaire belge va bientôt être bousculé par Rise, une néobanque par les jeunes pour les jeunes. Rencontre avec l'un de ses fondateurs.

La néobanque va débarquer en Belgique dès septembre. - Rise

Dans son émission « Il faut qu’on parle », Maxime Binet recevait ce mardi matin un jeune entrepreneur de 22 ans qui va lancer sa banque dès septembre. Morgan Wirtz est également sportif de haut niveau: il est champion d’Europe et vice-champion du monde en voile. Le journaliste a dès lors commencé par lui poser la question qui s’imposait d’elle-même : Pourquoi cette idée de lancer une banque?

« Ce n’est pas n’importe quelle banque. Ça nous a toujours frappé qu’apprendre à gérer son argent, ce n’est pas quelque chose que l’on apprend sur le banc de l’école. On vise donc ici un jeune public, mais aussi leurs parents pour les accompagner dans l’éducation financière« , explique Morgan Wirtz. Rise va ainsi proposer des concepts financiers ultra simplifiés. « Une application bancaire et une carte de débit pour l’ado avec des fonctionnalités pour apprendre à bien dépenser, mettre de l’argent de côté et se fixer des objectifs. Et puis une application miroir pour le parent pour qu’il puisse superviser. » Dans un second temps, l’adolescent pourra investir, à nouveau sous la tutelle du parent.

Ces produits visent un public âgé entre 10 et 18 ans. « Au plus tôt, au mieux c’est. Les budgets ne seront clairement pas les mêmes qu’un adulte, ce sera très peu d’argent. Mais le but n’est pas la quantité, mais plutôt d’apprendre ces mécanismes financiers assez tôt, ces réflexes de mettre de l’argent de côté, d’investir et de budgétiser.« 

Un concept qui réussit aux Etats-Unis

Mais au-delà du constat du manque d’outils existants pour les adolescents pour apprendre à gérer leur argent c’est aussi une tendance de marché qui a poussé le jeune entrepreneur vers ce projet. « Ces néo-banques très spécialisées sont en train de cartonner à l’étranger comme aux Etats-Unis. » Morgan Wirtz veut ainsi apporter ce modèle en Belgique – l’objectif à court terme étant d’y avoir 7.000 clients d’ici la fin de l’année – et puis en Europe.

La néo-banque Rise est d’ailleurs allée chercher un partenaire français, la Société générale, pour pouvoir s’adosser à leur système et leur licence. « Aucune banque belge n’avait les capacités techniques pour pouvoir accueillir de jeunes projets« , déplore l’entrepreneur avant d’adresser son carton rouge aux banques belges.

Finalement, Maxime Binet est revenu sur le profil atypique de cet entrepreneur, sportif de haut niveau, en lui demandant comment est-ce que l’on combinait ces deux vies. Ces deux mondes ne sont pas si éloignés car on retrouve les mêmes valeurs derrière, a expliqué Morgan Wirtz : « Je suis énormément attiré par celle de la performance et c’est quelque chose que j’ai appris à travers les compétitions.« 

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