Bientôt de la pub dans l’espace ?

Quelle époque formidable. Avec l'aide de SpaceX, une entreprise veut transformer un satellite en panneau publicitaire.

Un satellite de SpaceX. - Pexels

Avec l’avènement du tourisme spatial, les publicitaires ont flairé le bon filon. Une start-up canadienne Geometric Energy Corporation (GEC) veut diffuser de la publicité dans l’espace avec l’aide de SpaceX. La firme d’Elon Musk se chargera de mettre en orbite le satellite doté d’un écran pixélisé grâce à l’une de ses fusées Falcon 9. Sur cet engin baptisé CubeSat, chacun sera libre, moyennant finance, de diffuser les spots de son choix. « Certaines entreprises vont vouloir projeter leur logo, ou il s’agira peut-être de représenter quelque chose de plus personnel et artistique », estime le CEO et cofondateur de la start-up Samuel Reid à Business Insider, imaginant son initiative comme le prochain terrain de jeu de la concurrence entre Coca-Cola et Pepsi.

Une demande en mariage en direct de l’espace

Professionnels et amateurs pourront dès lors acheter des « jetons » avec des cryptomonnaies pour dessiner le visuel, déterminer sa taille et la durée de sa diffusion. Un selfie stick se chargera ensuite de filmer le résultat, pour le retransmettre en direct sur YouTube.

« J’essaie de réussir une chose qui démocratise l’accès à l’espace et permette une participation décentralisée », explique Samuel Reid, puisque n’importe qui – entreprises, artistes et particuliers – pourront afficher les publicités, messages et œuvres d’art de leur choix. « J’espère que les gens ne gâcheront pas de l’argent sur quelque chose d’inapproprié, d’insultant ou d’offensif », a-t-il ajouté, souhaitant que ces publicités soient modérées.

Des nuits à la belle publicité

GEC n’est pas la seule entreprise à s’aventurer dans le divertissement satellitaire. La start-up russe StartRocket avait déjà annoncé en 2019 son intention de transformer le ciel étoilé en espace publicitaire géant. L’année suivante, elle obtenait déjà un premier client: le géant du soda Pepsi. Concrètement, le principe repose sur des nanosatellites de la taille d’une boîte à chaussures, qui, une fois dans l’espace, déploieront chacun une voile réfléchissant la lumière du soleil située derrière l’horizon. Chaque voile déployée jouerait le même rôle qu’un pixel lumineux sur le fond noir du ciel, permettant ainsi de former des logos ou des messages. Pour ce faire, une flottille de 200 à 300 nanosatellites serait nécessaire.

Un véritable cauchemar visuel qui inquiète les chercheurs. Cette pollution lumineuse gênerait potentiellement le travail des scientifiques et représenterait un risque pour notre santé. Reste à connaître également l’impact environnemental d’une telle invention, dont on se passerait bien.

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