Pour vivre plus longtemps, lâchons nos smartphones

Selon un article du New York Times, l’addiction au smartphone pourrait réduire l’espérance de vie.

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Dans notre poche, dans notre sac à main ou sur la table de chevet, au bureau, dans les transports en commun ou aux toilettes… difficile de se défaire de ce qui est presque devenu un véritable appendice au corps humain. Les interférences que causent les smartphones avec le sommeil ont déjà été abondamment documentées, tout comme son impact sur notre capacité d’attention ou sur notre productivité. Dans un article repéré par Slate, le New York Times a avancé une autre raison de lâcher le smartphone (ou en tout cas de s’en éloigner un peu) : à force d’être consulté en permanence, il pourrait menacer notre santé, et réduire notre espérance de vie.

Le quotidien américain pointe en effet l’impact de nos téléphones sur le cortisol. Lorsqu’elle est secrétée par les glandes surrénales, cette hormone déclenche des changements physiologiques, comme des pics de tension artérielle, une augmentation de la fréquence cardiaque ou de la concentration de glucose dans le sang (glycémie). Dans une situation de danger, cet afflux soudain peut vous sauver la vie.

Le problème est que votre corps libère également du cortisol en réponse à d’autres stimuli, comme un stress émotionnel. La lecture d’un mail professionnel, une discussion Whatsapp un peu houleuse ou des notifications anxiogènes peuvent ainsi amener votre corps à libérer du cortisol. Or, quand l’utilisation du smartphone devient compulsive, le taux de cortisol reste à un niveau élevé, puisque l’hormone vient en permanence soulager la sensation de stress. L’augmentation de la fréquence cardiaque n’a alors aucune utilité physiologique, note le New York Times, et est susceptible de favoriser à terme dépression, obésité, crises cardiaques, troubles de la fertilité…

Diminuer la dose

Cet article fait notamment écho à une étude publiée en 2019 dans la revue Nature, qui pointait, à partir d’observations sur des mouches drosophiles, l’exposition prolongée à la lumière bleue (émise par les écrans) comme un facteur potentiel de réduction de l’espérance de vie.

En altérant la qualité du sommeil, une surexposition aux écrans peut également avoir des conséquences sur la santé. A terme, si les troubles du sommeil s’installent, des effets sur la santé peuvent en effet apparaître, notamment au niveau métabolique (obésité, diabète…). « La réduction de la durée de sommeil diminue la leptine et augmente la ghréline (sécrétée par l’estomac, qui stimule l’appétit et réduit la dépense locomotrice), avec pour conséquence une augmentation de l’appétit » relevait par exemple la Société française de recherche et médecine du sommeil, citée par Le Monde.

Pour diminuer sa « dose » de smartphone quotidienne, le New York Times propose quelques résolutions simples à appliquer comme arrêter de « checker » son téléphone en permanence, de « scroller » sans fin dans le canapé, ou, pire, dans son lit avant de dormir, d’installer des créneaux sans smartphone…

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