Inondations: la Croix-Rouge a déjà collecté 30 millions d’euros

Sous le feu des critiques, la Croix-Rouge a déjà dépensé 1,5 million de la somme récoltée pour venir en aide aux victimes des inondations.

Des membres de la Croix-Rouge à Trooz. - AFP

30 millions d’euros. C’est la somme déjà récoltée via le compte commun ouvert par la Croix-Rouge flamande (Rode Kruis-Vlaanderen) et la Croix-Rouge de Belgique pour venir en aide aux victimes des inondations, font part mardi à Belga la Croix-Rouge de Belgique et l’aile flamande de l’organisme.

Sur ce montant, environ 1,5 million d’euros ont déjà été dépensés. La Croix-Rouge détaille que des actions ont été mises en place dans 14 zones sinistrées, à savoir des opérations de secours (plus de 30 postes avancés, avec près de 800 bénévoles) et de premiers soins à la population, une aide psychosociale (une vingtaine de postes déployés), une aide alimentaire (7.000 repas distribués par jour, 5 euros par repas), trois centres d’hébergement d’urgence (environ 350 personnes hébergées), la distribution de plus de 10.000 couvertures et lits de camp, de produits d’hygiène et de nettoyage. Par ailleurs, plus de 15 véhicules effectuent des tournées mobiles fournissant aide alimentaire, produits d’hygiène et informations dans les communes d’Angleur, Chênée, Trooz, Verviers, Chaudfontaine, Aywaille, Theux, Spa et Esneux.

« Nous tenons à réaffirmer que l’intégralité des ressources financières et matérielles reçues par la Croix-Rouge seront dédiées à apporter des solutions directes et efficaces aux besoins des personnes sinistrées les plus vulnérables, à court, moyen et long terme« , assurent Pierre Hublet et Philippe Vandekerckhove, respectivement administrateurs délégués de la Croix-Rouge de Belgique francophone et de la Rode Kruis Vlaanderen. Les organismes signalent que leurs équipes locales ont reçu l’aide de centaines de volontaires Croix-Rouge venus de Wallonie, de Bruxelles et de Flandre. « Des volontaires de crise néerlandophones se sont également spontanément proposés via la plateforme de la Rode Kruis Vlaanderen. Ils sont graduellement ajoutés aux équipes en fonction des besoins et disponibilités. Ces derniers sont passés de 50 à 200 par jour« , explique le communiqué. « La Croix-Rouge remercie l’ensemble des personnes, entreprises et organismes publiques pour cet élan de solidarité et ce témoignage de confiance« , soulignent les administrateurs.

La Croix-Rouge indique que, désormais, la phase d’urgence aiguë s’achève et que les besoins les plus importants à court, moyen et long terme concernent quatre axes: les besoins primaires, l’aide médico-sanitaire et psychosocial, l’hébergement et la mobilité.

Réponse aux critiques

Par ailleurs,  la Croix-Rouge flamande répond aux accusations dont l’ONG a fait l’objet, notamment concernant le manque d’assistance dans certaines communes. « La Croix Rouge-flamande a fait tout son possible pour apporter une aide maximale aux personnes dans le besoin, mais la coordination est assurée par la Croix-Rouge de Belgique qui n’a peut-être pas pris conscience de l’ampleur de l’événement assez vite« , se défend Philippe Vandekerckhove.

L’organisme analysera prochainement comment améliorer la prise en charge de telles catastrophes. « Cela ne sert à rien de tirer les uns sur les autres maintenant. Il faut aider les personnes dans le besoin. Et ensuite examiner comment fonctionnent les structures actuelles pour pouvoir améliorer la communication et le système. Pour la première fois, nous avons également constaté à quel point les citoyens souhaitaient apporter leur aide en pareille situation. Il est important qu’à l’avenir nous communiquions mieux avec eux pour éviter toute frustration« , ponctue Philippe Vandekerckhove.

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