Béguinage: les sans-papiers ne veulent pas bouger tant que leurs dossiers ne sont pas traités

La Fabrique d'église pourrait expulser les ex-grévistes de la faim le 15 août, mais ils aimeraient rester plus longtemps.

Les sans-papiers au cœur de l'église. (Reuters)

Les personnes sans-papiers qui occupent l’église du Béguinage à Bruxelles appellent ce mardi la Fabrique d’église concernée à prolonger leur occupation jusqu’à la finalisation de leurs démarches administratives. Un porte-parole du groupe remarque que l’échéance du 15 août vient de leur être communiquée. Il espère que cette première date avancée pourra être repoussée jusqu’au traitement des demandes de régularisation des anciens grévistes de la faim.

« Quitter l’église nous ferait perdre notre rapport de force vis-à-vis de l’État« , argumente le porte-parole. « Le traitement des dossiers pourrait être renvoyé plus encore à l’arbitraire. Cela causerait aussi la dispersion des grévistes de la faim. Certains habitent loin, dans d’autres villes… Comment va-t-on pouvoir continuer à organiser la constitution des dossiers? Cela va mettre en péril tout ce qu’on a construit ensemble. On voudrait rester jusqu’à l’introduction des dossiers, et même jusqu’à l’obtention des réponses« .

Le comité de soutien des personnes sans-papiers explique dans son communiqué que le travail de constitution des dossiers est laborieux. Deux coordinatrices viennent d’être désignées afin d’organiser l’affectation des ressources juridiques dans les trois sites d’occupation, à savoir à l’église du Béguinage et dans les réfectoires de l’ULB (Université Libre de Bruxelles) et de la VUB (Vrije Universiteit Brussel). 

Dans l’éventualité où la demande de quitter l’église pour le 15 août se maintient, le comité de soutien des anciens grévistes de la faim appelle en réponse les personnes désireuses de se montrer solidaires avec les sans-papiers visés par l’expulsion à venir camper sur la place du Béguinage le 14 août à partir de 17h00.
 

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