Inondations : encore un village wallon sous eau ce dimanche

Les intempéries continuent de noyer certaines entités 15 jours plus tard. Le centre du village d'Hautrage était sous eau dimanche.

De l'eau plein le centre. (Capture vidéo Facebook)

Les inondations de ces dernières semaines ont causé tellement de dégâts, sur terre, mais aussi dans les systèmes d’égouttage et de gestion des eaux, que la Wallonie en subit encore les conséquences. Toutes les fortes pluies de cet été ont des conséquences désastreuses à l’un ou l’autre endroit du pays.

Ce dimanche encore, les pluies étaient importantes par endroit, sans être aussi intenses qu’il y a quelques semaines. Cela a suffi pour provoquer des inondations dans la région de Mons et du Borinage. Un village en particulier a été particulièrement touché, Hautrage, dans la commune de Saint-Ghislain.

Tout le centre du village était sous plusieurs dizaines de centimètres d’eau. Dans l’entité, on a l’habitude des inondations. Lorsque les intempéries sont particulièrement importantes, le ruisseau voisin déborde. Mais pour une fois, il n’était pas en cause. « Cette fois, devant l’abondance des eaux venant de Sirault, les égouts et avaloirs rejetaient les eaux qu’ils ne pouvaient pas absorber », a expliqué Daniel Olivier, le bourgmestre de la commune au journal La Province. 

Les égouts mis en cause

Dans la DH, l’adjudant des pompiers de Saint-Ghislain Marcel Bauwens complète : « D’habitude, le fossé s’évacue relativement bien, mais ici les précipitations étaient vraiment fortes. Nous avons tout débloqué et plusieurs riverains ont aussi mis en place leur système de pompage. […] Le phénomène était fréquent il y a quinze ans. Un bassin de rétention avait été réalisé, mais ici tout est tombé d’un seul coup ».

Pour le bourgmestre, il est temps de revoir le réseau d’égouttage de la commune. « Les égouts n’absorbaient plus rien ce dimanche soir », commente-t-il dans L’Avenir. « Et le même constat a été tiré pour les champs sur Neufmaison qui ont été gorgés d’eau. Le réseau d’égouts est sous-dimensionné face au nombre d’habitations. On nous parle d’une future crise du logement, qui nous pousse à construire et de l’autre côté, nous n’avons plus assez d’espaces verts lors de fortes pluies. »

Fort heureusement, si les images du village ressemblant à un étang peuvent effrayer, peu de foyers ont vraiment été touchés par les eaux, qui n’ont fait aucun blessé. Sébastien habite sur la place d’Hautrage et a réussi à limiter les dégâts. « Nous partions faire les courses quand nous avons remarqué l’eau sur notre devanture vers 16 h. En nous avançant un peu, nous avons vu une énorme étendue d’eau dans la rue qui donne sur la place. Nous avons décidé de ne pas prendre la voiture et d’agir vite, et nous avons bien fait. L’eau est vite montée à 30 centimètres en façade, mais nous avons placé un barrage avec des sacs et des planches afin qu’elle ne rentre pas dans la maison. Je suis de Sirault et j’avais déjà connu ça il y a vingt-trois ans. Ici, nous venons d’emménager il y a trois mois à peine. Heureusement, il y a plus de peur que de mal », témoigne-t-il dans la DH.

Records battus

Ce mois de juillet exceptionnellement pluvieux et orageux a battu de nombreux records météorologiques belges. À Uccle, par exemple, l’IRM a relevé un total mensuel de 166,5 mm de précipitations (normale : 76,9 mm) sur 17 jours cumulés. C’est donc plus du double de la normale et plus de 30 mm de plus que le précédent record. 

Le 14 juillet, la quantité journalière la plus importante a été enregistrée à Hockai, dans la commune de Stavelot, avec 179,0 mm. 
 

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