La carte en ligne des zones inondables à Bruxelles et en Wallonie

Récemment mises à jour, elles permettent de déterminer si l’on habite dans une zone risquée ou pas.

Inondations à Pepinster le 16 juillet 2021 @BelgaImage

Les jours se succèdent et à chaque fois, une nouvelle région est victime d’inondations. C’était surtout la province de Liège il y a une semaine, puis le week-end passé, c’était au tour de Dinant et Namur. Aujourd’hui, ce sont les villes côtières de Nieuport et de Knokke-Heist d’en faire l’expérience. Mais où sont exactement ces fameuses zones inondables? Pour le savoir, la Wallonie et Bruxelles ont mis à jour leurs cartes des aléas d’inondation cette année. Un plan très précis pour savoir à la maison près qui est a priori potentiellement concerné ou pas.

Une capitale pas si à l’abri que cela

À Bruxelles, si les rivières sont parfois difficile à déceler avec l’urbanisation, elles apparaissent clairement sur la carte. Ce qui frappe tout de suite, c’est bien évidemment l’ancienne vallée de la Senne. Dans le centre-ville, les aléas sont assez faibles mais ailleurs, la rivière se fait plus menaçante, comme en direction de Forest et des quartiers nord. On remarque bien aussi la vallée de la Woluwe. De sa source en forêt de Soignes jusqu’aux contrebas de l’hôpital Saint-Luc, le débordement du ruisseau pourrait menacer une zone d’une taille non négligeable, même si ce sont surtout des parcs qui en seraient victimes.

Plus globalement, chaque commune possède une rivière qui risquerait un jour de sortir de son lit. Ixelles, Etterbeek et Schaerbeek ont par exemple la Maelbeek. Il y a aussi le Molenbeek (qui n’est pas que le nom d’une commune) à Ganshoren, Jette et Laeken. Anderlecht possède elle aussi plusieurs ruisseaux. Il ne faut pas croire pour autant que toute la région pourrait être inondée mais mis ensemble, ces cours d’eau représentent quand même une surface assez importante.

Des vallées wallonnes exposées

En Wallonie, la région a fait une carte très exhaustive des aléas d’inondation (disponible via ce lien). Évidemment, difficile de faire la liste de tous les lieux qui risquent d’être inondés un jour ou l’autre. Sans surprise, les vallées de la Meuse et des principales rivières wallonnes ressortent particulièrement bien (Ourthe, Lesse, Amblève, Vesdre, Viroin… mais moins la Sambre). La plaine alluviale de la Haine se distingue elle aussi, surtout en s’approchant des marais d’Harchies.

Pour les plus grandes villes, Mons et Charleroi ont la chance d’être situées en hauteur, mais certaines zones situées en banlieue de la capitale hennuyère sont plus à risque, comme du côté de Hyon. Preuve que cette carte n’est pas parfaite pour prédire les inondations: à Namur, le quartier de Bomel est placé en «aléa très faible», comme le reste du centre-ville. Cela ne l’a pas empêché d’être sous eaux ce week-end-ci. Enfin, à Liège, la présence des deux bras de la Meuse ainsi que de l’embouchure de l’Ourthe représente clairement un risque. Des parties de la ville sont plus exposées, comme à la Boverie, mais pour l’instant, une bonne partie du centre-ville se situe en zone «aléa très faible». Les inondations d’il y a une semaine montrent toutefois que le cœur de Liège n’est pas tout à fait à l’abri, même si d’autres quartiers comme Angleur sont plus à risque.

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