« La Vivaldi aurait déjà pu tomber, presque tous les dossiers contiennent des éléments explosifs »

Francis Van de Woestyne était l'invité de Maxime Binet dans son émission Il faut qu'on en parle, ce vendredi matin. Ils ont fait le point sur les gros dossiers de la rentrée politique et sur le fossé qui s'est creusé entre les citoyens et les personnalités politiques.

Gouvernement - BelgaImage

Ce vendredi matin, c’était l’éditorialiste en chef de La Libre Belgique qui était au micro de Maxime Binet dans Il faut qu’on en parle, sur DH Radio. L’émission était donc axée sur la politique belge avec une première question qui en donnait le ton : « Est-ce que cette Vivaldi est faite pour durer?

Francis Van de Woestyne a reconnu qu’il s’agissait d' »une alliance un peu particulière », mais s’est dit positif à son sujet. « Elle peut tenir même s’il est vrai que les points de chute sont nombreux. Elle aurait déjà pu tomber », a-t-il souligné avant de citer plus tard dans l’interview des moments en particulier comme la crise sanitaire, le dossier des réfugiés ou la question du port du voile où des tensions sont apparues entre les différents membres de la majorité. « Presque tous les dossiers contiennent des éléments explosifs », a-t-il cependant souligné. « Ce qui peut la faire tenir, c’est la peur des électeurs, et pas uniquement la vision commune qu’ils ont réussi à trouver entre sept partis ».

Ainsi, pour le journaliste, le grand moment de cette année politique fut la constitution de ce gouvernement. « Il y a un an, nous n’étions nulle part. Il a fallu le courage de présidents et d’états-majors de sept partis différents pour oser sceller un accord ». Depuis, il juge qu’Alexander De Croo a su trouver sa place comme Premier ministre, même si de mauvaises langues se sont parfois posées la question de savoir qui était « le vrai » Premier ministre, en pensant à son ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, en particulier au début leur gestion de la crise sanitaire en duo. « Progressivement, il a réussi à se libérer de la tutelle de Vandenbroucke et on s’est rendu compte, en avril-mai, que c’était lui le seul et vrai Premier ministre, qui prenait parfois des décisions contraires à celles recommandées par son ministre de la Santé. »

Avant de poursuivre l’interview, Francis Van de Woestyne a ensuite adressé son carton rouge et son carton vert.

Le premier à Raoul Hedebouw (PTB) pour son rôle d’opposition à la chambre « très populiste, qui détruit la politique ». Le deuxième à Sophie Wilmès (MR), car « il est très rare qu’un ou une Première ministre parvienne à retrouver un second souffle dans un gouvernement. Elle le fait avec beaucoup d’élégance et de distance. Elle intervient peu, mais à bon escient ».

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