L’UE renforce les objectifs climatiques de la Belgique

Notre pays va devoir faire plus d'efforts que prévu pour diminuer ses émissions de gaz à effet de serre.

Une zone à faible émission, à Anvers. (Maxppp)

Avec la présentation ce mercredi de son paquet climatique, la Commission européenne a clarifié les efforts supplémentaires qu’elle propose aux États membres de fournir afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’au moins 55% d’ici 2030 (par rapport à 1990) et d’atteindre la neutralité carbone en 2050.

Ainsi, pour les secteurs de l’économie qui ne sont jusqu’ici pas repris dans le système d’échange de quotas d’émissions (ETS, selon son acronyme anglais) – le transport routier, le chauffage des bâtiments, l’agriculture, la petite industrie, le traitement des déchets -, la Commission propose de porter de 29% à 40% l’objectif de réduction des GES d’ici 2030, par rapport au niveau de 2005. 

Pour la Belgique, cela signifie une réduction de 47%, là où l’objectif actuel est de -35%. Une marge de flexibilité serait tolérée, par le glissement des efforts d’une année sur l’autre ou par la possibilité de rachat de droits d’émissions entre États membres. La Belgique est en outre l’un des six pays qui, parce qu’ils ont des objectifs proportionnellement plus élevés, sont autorisés à engager partiellement leurs droits ETS.

L’instauration en 2026 d’un second ETS, pour le transport routier et le bâtiment, devrait aider à réduire de 9% supplémentaires des émissions de GES qui devaient déjà baisser de 15% entre 2025 et 2030. Pour la Belgique, cette réduction supplémentaire serait de 14 points de pourcentage dans les deux secteurs, au-delà d’une réduction initiale de 13%.

Quant aux secteurs ETS, la Commission propose de faire porter l’objectif de réduction de 43% à 61%.

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