Diables Rouges : « Si on est champions d’Europe, on ne l’aura pas volé »

Avant le quart de finale de l'Euro, Jean-Marc Gheraille, rédacteur en chef de la Dernière Heure, et Jonathan Lange, chef des sports, croient en une victoire belge face à l'Italie.

Thibaut Courtois. - BELGA

Ce soir la Belgique affrontera l’Italie à Munich dans le cadre des quarts de finale de l’Euro 2020. Un match qui s’annonce difficile et dans lequel les Belges mettent beaucoup d’espoir après leur précédente victoire face au Portugal. Pour Jonathan Lange, chef des sports à la Dernière Heure et Jean-Marc Gheraille, rédacteur en chef, les chances de la Belgique sont réelles, malgré les potentielles absences de Kevin de Bruyne et Eden Hazard.

« Je pense que, dans tous les cas, l’un des deux sera présent sur le terrain ce soir, on les chouchoute jusqu’au bout. Ce sera sûrement KDB, je pense que sa blessure est moins grave que ce que l’on pourrait croire. Mais la Belgique a montré un nouveau visage face au Portugal, celui d’une équipe capable de défendre collectivement, ce qui n’est pas arrivé si souvent. C’est vrai que si nos deux stars sont absentes cela peut compliquer les choses, mais il peut y avoir de vraies surprises sur le banc des remplaçants. Les Italiens n’attendent peut-être pas certains joueurs« , débute Jean-Marc Gheraille. « Il y a assez peu de certitudes pour ce match, ça va se jouer sur des détails. Mais je pense que les Italiens ont très peur de Romelu Lukaku, qui a été le meilleur joueur du championnat Italien. J’espère qu’ils ne joueront pas physique mais plutôt technique« , poursuit-il.

De son côté, Jonathan Lange prédit une rencontre très serrée et très longue. « Le scénario d’un match n’est jamais écrit à l’avance. L’Italie est un vrai collectif, elle fonctionne comme un vrai club et c’est ça qui est difficile à mettre en place, mais Roberto Mancini y est parvenu. C’est une équipe imbattue depuis 31 matchs, c’est très costaud. » Malgré tout, le chef des sports reste positif grâce à l’évolution du jeu des Diables rouges depuis la Coupe du monde 2018. « Nous sommes aujourd’hui moins romantiques et plus pragmatiques, plus défensifs. On sait ce qui s’est passé devant l’équipe de France, on ne va pas revenir dessus. Cette mutation s’est faite par la force des choses car Eden Hazard, qui était le meneur du jeu en 2018, a souvent été blessé. Roberto Martinez s’est adapté, car que faut-il pour gagner un tournoi ? Il faut un très bon avant centre et un gardien, on les a avec Romelu Lukaku et Thibaut Courtois, c’est là-dessus que Roberto Martinez s’est appuyé.« 

La dernière victoire des Diables face au Portugal rassure d’autant plus Jonathan Lange sur les chances des Diables ce soir. « Les Belges ont subi face au Portugal, mais justement c’est un match de référence qui prouve qu’on a évolué. C’est une rencontre qui rassure et qui va marquer une génération. »

« Qu’on produise du beau jeu pour battre l’Italie ou même pour arriver en finale et la gagner, je m’en fiche. Du moment qu’on gagne, on sera champions d’Europe. Par ce que je pense que notre vraie chance d’être champions, c’était en 2018. On avait battu le Brésil, on aurait dû battre la France. Ici on va devoir battre l’Italie, un gros morceau, ensuite sûrement l’Espagne et l’Angleterre deux autres gros morceaux. Donc si on est champions d’Europe, on ne l’aura pas volé« , a de son côté conclu Jean-Marc Gheraille.

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