Célébrations dans les rues après Belgique-Italie : la police veillera

Dans les communes où la communauté italienne est fort présente, on s'attend à ce que la fête batte son plein dans les rues, peu importe l'équipe gagnante. Des dispositions de sécurité ont donc été prises.

Même à Namur, c'était la fête après Belgique-Portugal. (Belga)

C’est une tradition à laquelle nous sommes habitués. Lorsque l’Italie remporte un match de foot, les  Italiens de Belgique, Italo-Belges ou Belges d’origine italienne aiment sortir dans la rue avec leurs drapeaux, souvent en voiture et célébrer la victoire de la Squadra Azzura, notamment en klaxonnant à tue-tête. 

Depuis quelques années, certains supporters des Diables rouges s’y sont mis aussi. Le phénomène est plutôt récent et c’est bien normal : l’équipe italienne a été plus régulièrement d’un bon niveau par rapport à la Belge, qui ne brille que depuis quelques années.

Des célébrations bruyantes, pas toujours agréables pour les riverains, qui troublent parfois la mobilité dans les centres-villes ou mènent à des débordement.

Puisque ce vendredi soir, la Belgique affronte l’Italie en quart de finale, les chances que la fête débarque dans les rues sont très grandes. 

Du coup, certaines villes ont déjà pris les devants, notamment celle où la communauté italienne est fortement présente. C’est le cas de Charleroi, où les zones de police ont renforcé leurs effectifs aussi bien dans la ville-même que dans les communes alentours, certaines pouvant même compter sur le soutien de la police fédérale. « Nous sommes confiants car nous n’avons pas connu de réels incidents jusqu’à aujourd’hui : il s’agissait plutôt de festivals de klaxons et embarras de circulation liés aux démonstrations festives », a commenté Delphine De Lavareille, chef de corps de la police de Courcelles et Fontaine-l’Évêque à La Nouvelle Gazette. « Notre approche sera positive car il s’agit avant tout d’un événement festif et convivial. Mais il faudra peut-être catalyser la ferveur des uns et la déception des autres. Nous serons intransigeants par rapport aux comportements qui mettent en danger les occupants de véhicules et autres usagers de la route », a ajouté Philippe Borza, chef de corps de la zone de police Châtelet/Aiseau-Presles/Farciennes.

Il faut dire que lorsque l’Italie s’est qualifiée pour les quarts, les rues de Charleroi se sont animées jusque tard, mais aucun incident grave n’était à signaler.

« Limiter l’afflux » 

Du côté de Liège, on s’attend déjà à ce que le cœur de la Ville soit occupé par de supporters fêtant une victoire, peu importe laquelle. Dès lors, on envisage de fermer le centre-ville en cas de problèmes. « Un dispositif de police sera mis en place en fonction de l’analyse de risques pour protéger le centre d’un engorgement de supporters qui voudraient s’y rendre pour klaxonner. On va limiter l’afflux de véhicules, pas en interdisant l’accès mais en filtrant pour protéger le centre-ville d’un embouteillage dû aux supporters qui viendront klaxonner », a expliqué le bourgmestre Willy Demeyer à La Libre

Pareil pour Mons : « Un renfort en présence policière est prévu en ville et sur les axes routiers pour l’après-match », commente Nicolas Martin, le bourgmestre. « On n’interdit pas l’accès mais la police encadre les comportements dangereux. »

1-0, 1-2, 3-3, prolongations ou tirs au but: peu importe, ça risque de klaxonner dans les rues de Wallonie ce soir.

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