Belgique-Italie : par où prendre ce quart ?

Ce vendredi, c’est l’Italie. Un outsider qui s’est affirmé pendant le tournoi comme un réel candidat à la victoire finale.

Federico Chiesa, la principale arme offensive de l'Italie. - AFP

Belgique

Nos stars
Romelu Lukaku n’a pas brillé face au Portugal, mais il reste notre arme létale numéro un. Et les Italiens, qui le connaissent bien après sa saison canon à l’Inter Milan, s’en méfient comme de la peste. On espère aussi que Kevin De Bruyne sera retapé et que le danger viendra de ses pieds.

Notre Roberto
Roberto Martinez a repris les Diables en 2016, à la sortie d’un Euro décevant. Avec une belle réputation forgée en Angleterre, où il avait glané une Cup avec Wigan et transformé le très britannique Everton en chantre du beau jeu. Ce qu’il fait chez nous depuis cinq ans. Très courtisé, il pourrait bientôt partir vers un grand club.

Notre style
La Belgique s’est longtemps basée sur la possession, en une ou deux touches, et sur un pressing étouffant. Mais Martinez a appris des erreurs belges et son équipe sait aujourd’hui souffrir. Surtout, elle est depuis quatre matchs ultra-efficace dans les deux rectangles.

Notre palmarès
Côté palmarès, il n’y a vraiment pas photo. Pour seule gloriole, la Belgique peut se targuer d’une médaille d’or olympique en 1920. Mais aussi d’une finale d’Euro en 1980, et de deux demi-finales de Coupe du monde (1986 et 2018) dont une troisième place. C’est le moment ou jamais pour notre génération dorée.

Romelu Lukaku

Italie

Leurs stars
Depuis une dizaine d’années, l’Italie peine à sortir de très grands joueurs et se base donc sur un collectif solide et soudé. Difficile de sortir un nom en particulier durant cet Euro, mais le joueur de Sassuolo Manuel Locatelli s’érige en belle surprise. Federico Chiesa, de la Juve, est lui le sauveur de la nation après son but face à l’Autriche et représente leur principale arme offensive.

Leur Roberto
Toujours en Angleterre, Roberto Mancini a été le premier à ramener le titre au Manchester City version pétrodollars en 2012. Il est aussi l’un des meilleurs milieux offensifs de l’histoire du foot italien, et le symbole de la grande Sampdoria du début des années nonante. Avec la sélection italienne, qu’il a reprise moribonde en 2018, il est invaincu depuis 31 matchs.

Leur style
Fini le catenaccio. Le 4-3-3 de Mancini se transforme en possession de balle, avec un Spinazzola qui bouffe tout son couloir gauche. Un jeu de possession mais pas dogmatique. S’ils voient une brèche ou un décalage, les Italiens s’y engouffrent. Un bon mix d’enthousiasme, de cœur et de quelques joueurs très à l’aise avec le ballon.

Leur palmarès
L’Italie, c’est autre chose: quatre Coupes du monde (1934, 1938, 1982, 2006), deux finales (1970 et 1994), un Euro (1968), deux finales récentes (2000 et 2012). Ce qui représente l’un des plus grands palmarès mondiaux avec le Brésil et l’Allemagne. Mais depuis 2012, la machine est cassée. À nous d’en profiter.

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