Diables rouges : 5 choses à savoir sur Roberto Martinez

On ne sait pas encore si l’Euro sera un tournoi réussi ou non pour la Belgique, mais le sélectionneur des Red Devils aurait bien l’intention de poursuivre sa mission jusqu’à la Coupe du monde au Qatar.

©belgaimage-178180420/ En conférence de presse, le 28 juin 2021

Depuis quelques semaines, les rumeurs envoyaient Roberto Martinez vers de grands clubs européens, une fois l’Euro terminé. Mais selon les informations de la DH, l’Espagnol, qui tentera de qualifier la Belgique en demies de l’Euro vendredi face à l’Italie, aurait décidé de continuer son bout de chemin avec les Diables jusqu’au terme de son contrat. Soit après le Mondial 2022, au Qatar. A priori une bonne nouvelle, quel que soit le résultat du match contre l’Italie.

Le foot anglais dans le sang

Bien avant d’être le sélectionneur de la Belgique, Roberto Martinez a entamé sa carrière dans le foot comme milieu défensif. Après un passage dans l’équipe première de Saragosse, le Catalan devient l’un des premiers joueurs espagnols à débarquer dans le foot anglais, à Wigan, en D3. Un sacré défi pour cet adepte du « Toque » (style de jeu à base de passes courtes et de possession de balle), qui se confrontera ensuite à la rugosité de la Premier League, avec le club gallois de Swansea.

C’est d’ailleurs là qu’il démarrera sa carrière d’entraîneur principal, à seulement 33 ans. L’Angleterre devient alors sa deuxième maison ; après Swansea et Wigan, il prendra les rênes d’Everton (2013-2016).

Études supérieures

Même s’il a le football dans le sang, Roberto Martinez a toujours gardé les pieds sur terre. C’est ce qu’il l’a poussé, jeune joueur, à s’inscrire à l’université de Saragosse, où il a étudié la physiothérapie. Difficile à combiner avec le foot pro, mais Roberto a fini par décrocher son diplôme. « J’ai toujours cru qu’on avait seulement 40 % de son futur en mains et que pour devenir un meilleur joueur, c’était important de découvrir d’autres horizons » raconte-t-il dans sa biographie publiée en 2008, « Kicking Every Ball ».

Coups de foudre

Arrivé à la tête de l’équipe nationale en 2016, le sélectionneur a la lourde tâche de faire passer à la Belgique un cap supplémentaire. Les résultats des Hazard, De Bruyne, Witsel, etc ne sont en effet pas totalement à la hauteur de leur potentiel. « A l’époque, nous étions trois dans le comité de sélection, rappelait l’an dernier Mehdi Bayat, le président de l’Union belge. On a directement eu un coup de foudre pour lui ». Il semble que ce fut réciproque : Roberto, son épouse écossaise Beth et leurs deux filles vivent depuis à Waterloo, dont l’Espagnol est devenu citoyen d’honneur.

Du côté du public, on a mis un peu plus de temps à l’adopter. La faute, peut-être, au style de Martinez, un brin réservé. L’annonce de la non-sélection pour le Mondial 2018 de Radja Nainggolan, chouchou des fans, a dû également jouer. Mais deux mois plus tard, les doutes sont balayés : le sélectionneur sort un gros coup tactique (en changeant notamment le positionnement de De Bruyne) qui permet de battre le Brésil en quart de finale. Au final, la Belgique termine à la troisième place de la Coupe du monde. À la Grand Place comme ailleurs, c’est la folie.

Des stats de feu

Le Catalan a hissé les Diables au sommet du classement FIFA ; ils ne l’ont pas quitté depuis presque trois ans. Sur un CV, avouez qu’il y a pire. Sous l’ère Martinez, la Belgique, c’est (avant l’Euro) quarante-deux victoires en match officiel, huit partages et quatre petites défaites (dont une face à l’Espagne, en amical).

Pas de football champagne

Il ne boit jamais d’alcool. Jordi Cruyff, son meilleur ami et fils de la légende Johan Cruyff, raconte avoir essayé à moult reprises de glisser un peu d’alcool dans le verre de Roberto. En vain : celui-ci n’aurait bu qu’une seule fois. Une coupe de champagne, lors de son mariage.

Si la Belgique triomphe de l’Italie et finisse par remporter le tournoi, Roberto Martinez pourrait bien faire une exception.

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