Cinq raisons pour lesquelles les Diables vont battre l’Italie

Le 1/4 de finale de l'Euro, c'est demain soir à Munich.

Belga

Belgique-Italie. Evidemment, dit comme ça, on ne donne pas cher de la peau des Diables. Il faut dire que l’Italie est un des géants du foot. Et, clairement, les statistique parlent en notre défaveur : sur 22 confrontations, les Diables ont gagné quatre match, ont partagé quatre fois l’enjeu et perdu… quatorze fois. Les deux dernières confrontations qui ont eu cours durant un Euro (2000 et 2016) ont d’ailleurs été vite pliées. 2-0 à chaque fois pour les Italiens, sans aucune discussion. Pourtant, cette fois-ci, ça va passer. Il faut y croire ! Et voilà pourquoi !

1. Parce que les Diables ont déjà éliminé l’Italie en 1/4 de finale de l’Euro

C’était en 1972. C’était la grande époque de Van Himst, Piot, Van Moer avec Raymond Goethals à la tête de la sélection. Bon, techniquement parlant, ce n’était pas l’Euro, mais la phase éliminatoire, mais cela revient au même. On s’explique. La Belgique avait gagné son groupe. L’Italie aussi. Les deux équipes se rencontraient donc en « 1/4 de finale des éliminatoires de l’Euro 1972 ». Un match aller-retour. Les Diables avaient tenu le 0-0 à Milan. Deux semaines plus tard, le 13 mai, à Bruxelles, notre équipe nationale avait battu la squadra azzura 2-1. Et ce, malgré la sortie prématurée de son meneur de jeu, Wilfried Van Moer, blessé. Ca vous rappelle quelque chose ? C’est un signe, non ? Si, si, c’est un signe !

2. Parce que l’Italie est en phase de reconstruction et que les Diables sont au sommet

Ce n’est pas moi qui le dit, c’est Fabio Cannavaro, ancien capitaine de la squadra, champion du monde en 2006 et Ballon d’or la même année. Un type qui sait de quoi il parle, quoi. Bon, il n’a pas exactement dit que le match était plié en notre faveur, mais tout de même, il a laissé entendre qu’on avait les meilleurs joueurs. D’ailleurs, vous pouvez citer trois Italiens de l’équipe de Roberto Mancini ? Il y a Marco Verratti, d’accord. Chiellini et Bonucci qu’on connaît parce qu’ils sont là depuis 15 ans ! Mais, ce n’est pas exactement l’équipe de Baggio, Maldini, Baresi, ni celle de Buffon, Totti, Del Piero… Une équipe en reconstruction, qu’on vous dit. L’Autriche l’a bien compris, elle a bien vu que cette Italie était à prendre, que sa défense était prenable, que son trio d’attaque n’était pas le plus performant de tous les temps. Alors, oui, l’Italie reste sur 31 matchs sans défaite, mais c’est justement dans la défaite qu’on apprend le métier. Et ce métier, on l’a appris à Saint-Pétersbourg, face à la France, il y a trois ans, rappelez-vous ! Cette Italie est à prendre, on vous dit !

3. Parce que les Italiens nous sous-estiment

Ils ont beau avoir l’air humbles, sympas, amicaux, tout Italiens qu’ils sont, ils partent en étant certains de gagner. Oh, peut-être pas comme des Français, mais les Italiens restent des machines à gagner, d’autant plus qu’ils savent que deux parmi nos meilleurs joueurs sont blessés. Au fond d’eux-mêmes, ils se disent que sans De Bruyne et Hazard, la Belgique ne va pas tenir. Qu’ils ne vont faire qu’une bouchée de notre milieu de terrain. Qu’ils vont nous dépasser, nous enfoncer, nous acculer devant le but, nous mettre la pâtée ! Que sans nos deux génies, on n’a plus d’équipe. En tant que Belges, d’ailleurs, c’est aussi ce qu’on aurait tendance à se dire… Mais, c’est faux ! Et c’est d’autant plus faux que Roberto Martinez a un plan ! Et dans ce plan, il y a le fait de mettre la pression sur les Italiens, leur faire croire qu’on n’est rien sans Eden et KDB, leur faire croire, même qu’Eden et KDB ne seront pas du tout aptes à jouer, alors que… Roberto Martinez a un plan, vous dis-je ! Il faut y croire ! C’est comme avec les frites. Au départ, la pizza, toute belle et pleine de couleurs, regarde la frite avec peine. A la fin, tout le monde met des frites sur sa pizza ! (Comment ça, c’est dégueulasse ?…)

4. Parce que les Italiens ont peur de Lukaku (et de Dries)

Même dans l’éventualité que KDB et Eden soient out, il nous reste Big Rom. Et Big Rom est un Dieu en Italie ! Peut-être pas encore un Dieu comme Diego, mais un Dieu quand même ! Il a été un des grands artisans du sacre de l’Inter Milan cette année, deuxième meilleur buteur du calcio (tout jute derrière un certain Cristiano Ronaldo) et il est craint et respecté par tous les défenseurs transalpins. En clair, ce vendredi, c’est le match de Lukaku. Celui qui va lui permettre d’être meilleur buteur de la compétition et de qualifier nos Diables ! Et il le fera avec l’aide de Dries Mertens, meilleur buteur de l’histoire de Naples (devant Diego!), qui connaît parfaitement le jeu de ses copains Insigne et Di Lorenzo. La force (de Big Rom) est avec nous !

5. Parce que c’est notre tour !

Quatre fois championne du monde, une fois championne d’Europe, ça va bien à la fin, il faut en laisser aux autres, un peu ! La squadra azzura a déjà tout gagné. Cette année, elle a une bonne équipe, mais ce n’est pas non plus une équipe dorée. Contrairement à nous, petits Belges, dont c’est peut-être la dernière occasion de voir la génération dorée briller et, enfin, gagner un tournoi majeur ! Déjà qu’on s’est fait sortir il y a trois ans alors qu’on déployait le meilleur jeu, on ne va pas s’arrête maintenant, alors qu’on a battu le champion d’Europe en titre, alors qu’on est numéro 1 au ranking FIFA depuis cinq ans quasi non stop, alors qu’on est favoris des bookmakers, alors que la France et l’Allemagne sont eux aussi sortis. C’est cette année où jamais ! Les Diables vont le faire ! On va (enfin) gagner ! Il faut y croire !

 

(Didier Zacharie)

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