« Il faut freiner les réformes scolaires », selon le président de la CGSP Enseignement

A quelques jours des vacances d'été, le président de la CGSP Enseignement a commenté cette année scolaire extraordinaire qui se termine.

La CGSP est notamment pour un rythme de sept semaines de cours et deux de vacances. (Belga)

A deux jours des grandes vacances, le président de la CGSP Enseignement s’est exprimé sur cette seconde année scolaire particulière qui prend fin. A propos des échecs tout d’abord, Joseph Thonon estime qu’il faudra une certaine compréhension de la part du corps enseignant. « Nous espérons qu’il y aura une compréhension de la part des équipes éducatives sur les difficultés qu’ont rencontrées les élèves toute l’année. Aussi bien au niveau fondamental qu’au niveau secondaire.« 

A propos de l’école bruxelloise où le nombre d’échecs est très élevé en cinquième et sixième secondaire, le président de la CGSP enseignement estime qu’il s’agit certainement d’un cas isolé. « Le redoublement peut être utile mais il l’est rarement. Une seconde session est-ce que c’est vraiment porteur pour un rhétoricien ? Peut-être mais pas pour tous. J’espère donc que ce qu’il se passe dans cette école est un cas isolé et ne se produira pas dans toutes les écoles.« 

Quand on l’interroge sur le fait que beaucoup d’écoles n’ont pas agi de la même manière concernant les examens et que cela entraîne donc des inégalités entre les écoles, Joseph Thonon estime que les corps enseignants ont un grand rôle à jouer pour évaluer les élèves. « Je pense que si l’équipe éducative a évalué de manière correcte continue l’année scolaire, elle peut donner une décision de poursuite dans l’année supérieure ou de redoublement. Par contre si l’équipe n’a pas fait ce travail, alors un examen de fin d’année peut être utile. Les deux approches sont donc valables selon moi.« 

Reporter les réformes

Concernant la rentrée scolaire prochaine et la fin du masque annoncée pour le mois de septembre, Joseph Thonon se dit très heureux d’entendre cette nouvelle. « C’était très pénible pour les professeurs qui doivent parler avec ce masque. Cela me soulage donc de savoir que ce sera la fin lors de la rentrée. » 

A propos de la réforme du rythme scolaire qui devrait arriver en 2022, le président de la CGSP Enseignement se dit pour mais à plusieurs conditions. « La CGSP est pour mais si elle est bien réfléchie, si elle est bien dans un rythme de sept semaines de cours et deux de vacances et si elle est équilibrée. Il faut savoir qu’un projet nous avait tout d’abord été proposé mais qu’il avait ensuite été abandonné. Nous n’étions pas pour celui-ci car il manquait d’équilibre. Le nouveau projet qui est sur la table désormais, nous n’avons pas encore eu le temps de consulter tous nos affiliés sur ce projet-là bien entendu vu qu’il est tout nouveau. Une série de questions techniques restent toutefois sur le tapis et qui sont loin d’être résolues. » 

Pour Joseph Thonon, il faut postposer les différentes réformes scolaires. « Il faut concentrer le métier d’enseignant sur son corps de métier. C’est à dire enseigner et qu’on mette un frein à toutes les réformes qui sont en cours. Il faudra réfléchir à savoir si le timing est encore approprié après cette crise sanitaire.« 

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