Kevin De Bruyne a 30 ans aujourd’hui: retour sur son parcours

Le Belge a été reconnu par l’UEFA en octobre comme le «meilleur milieu de terrain d’Europe». Une brillante carrière qui a commencé très tôt.

Kevin De Bruyne lors d'un entraînement à Séville, le 26 juin 2021 @BelgaImage

Ce dimanche, quand il était demandé aux Portugais quel joueur belge ils redoutaient le plus, c’était son nom qui sortait. Cette terreur des stades, c’est Kevin De Bruyne, ou KDB de son petit nom. Blessé hier lors du match contre la Seleção de Cristiano Ronaldo, le Flamand peut être rassuré ce 28 juin. Le jour de ses 30 ans, son coach, Roberto Martínez, a fait savoir qu’il n’avait «pas de dommages structurels majeurs» et que sa participation à l’Euro n’était pas en danger, même si sa participation au match contre l’Italie est encore incertaine, comme pour Eden Hazard. L’avenir s’éclaircit donc à nouveau pour celui qui n’était pourtant pas destiné à un tel destin footballistique au vu de ses origines familiales.

De Tronchiennes à Genk: la naissance d’une légende

Les parents de Kevin De Bruyne sont en effet loin d’être des sportifs professionnels. Son père, Herwig, travaillait dans une usine d’acier alors que sa mère, Anne, née au Burundi et ayant grandi à Londres, a consacré sa vie professionnelle à l’industrie du pétrole. Et pourtant, l’amour de KDB pour le football se manifeste alors qu’il est encore bébé. Son père dira de lui qu’il tapait déjà dans le ballon à 10 mois. Son grand-père, installé outre-Manche, lui refilera la passion du foot anglais tout au long de son enfance.

C’est ainsi qu’en 1997, à 6 ans, ses parents l’inscrivent dans le club de sa petite ville de Tronchiennes, près de Gand. Même si son talent n’est qu’à ses balbutiements, il se distingue déjà bien de ses camarades. Il ne lui faudra que deux petites années pour qu’il soit admis à La Gantoise puis en 2005, il est propulsé à Genk. Après trois ans dans un centre de formation, il finit par être intégré dans le club de la ville.

Celui qui est fan du club de Liverpool peut alors déjà être fier de son parcours. Mais ce n’est que le début! Petit à petit, il s’y fait remarquer, comme en ce jour du 7 février 2010 où il marque un but magistral et décisif contre le Standard de Liège alors qu’il se trouve loin de l’objectif. Un an après son entrée en Ligue des Champions, son exposition aux compétitions internationales suscite la curiosité des clubs anglais, ceux pour qui il a tant d’estime. Il finit par être recruté par l’un d’eux. Ce sera Chelsea.

L’épanouissement en Angleterre

Cette montée à l’international sera pourtant chamboulée. Au lieu de le faire jouer en Angleterre, Chelsea l’envoie en Allemagne, sous la forme d’un prêt à Brême. Ce n’est qu’un an et demi après son arrivée à Chelsea qu’il intègre vraiment l’équipe anglaise. Et là, coup du sort: il se blesse au genou alors qu’il marque son premier but avec son club. Il reste encore un peu mais finit par repasser rapidement en Allemagne, à Wolfsburg plus précisément.

Il commence alors à se faire véritablement connaître mais ce n’est rien comparé à ce qui l’attend ensuite. Ses allers-retours entre l’Allemagne et l’Angleterre se terminent en 2015 lorsqu’il finit par être recruté à Manchester pour un contrat de six ans, avec à la clé un montant record de 55 millions de livres (soit 75 millions d’euros). C’est là que le talent de KDB atteindra bientôt des sommets. Il ne faudra pas un an avant qu’il soit nommé dans la liste restreinte des 23 nommés au précieux Ballon d’Or de la FIFA. Il ne la décroche pas mais le principal est là: il figure désormais parmi les grands.

Le club de Manchester le vénère désormais comme l’une de ses légendes. En 2020, il lui consacre même un documentaire sur sa vie. Vincent Kompany y déclare notamment que KDB «est arrivé en équipe nationale quand il était très jeune et, avant même qu’on s’en rende compte, c’était déjà notre meilleur joueur». «La première fois que je l’ai vu, je savais qu’il ferait partie des meilleurs joueurs du monde», ajoute Eden Hazard. Aujourd’hui, tout comme le capitaine des Diables rouges, il ne rêve que d’une chose: pouvoir participer au match Belgique-Italie de vendredi prochain pour que l’équipe belge puisse continuer sa marche vers une éventuelle victoire le 11 juillet prochain. Cela serait la première fois que la Belgique parviendrait à remporter l’Euro.

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