Fuite d’une question du CE1D: « C’est regrettable, mais la ministre a fait ce qu’elle devait faire »

Ce jeudi, Etienne Michel, directeur général du SeGEC, était l'invité d'Il faut qu'on parle sur DH Radio.

Etienne Michel - Cegec @BelgaImage

 Ce jeudi matin, Maxime Binet recevait Etienne Michel, directeur du Secrétariat général de l’enseignement catholique (SeGEC). L’occasion d’aborder plusieurs points chauds de l’actualité scolaire, et notamment les épreuves du CEB, qui débutent ce jeudi.

Pour Etienne Michel, il était important de maintenir cet examen, et ce malgré les difficultés sanitaires rencontrées au cours de l’année. Si le contenu des questions n’a pas été modifié, le directeur du SeGEC a assuré que le conseil de classe serait indulgent au cours des corrections : « Dans le processus d’interprétation des résultats, il s’agira de tenir compte des circonstances particulières dans lesquelles l’année s’est déroulée ».

Le directeur du SeGEC a toutefois concédé que l’enseignement hybride – alternant le présentiel et le distanciel – avait montré ses limites au cours de l’année : « Ça n’a pas été facile. L’enseignement hybride a surtout révélé les vertus d’un enseignement en présentiel. Tout le monde s’est rendu compte de la valeur d’une relation directe dans la mission d’enseignement ».
 
Mais selon Etienne Michel, cette hybridation de l’enseignement ne justifiait pas l’annulation des examens, quels qu’ils soient:  « Des épreuves d’évaluation ont toujours du sens, principalement pour savoir où on en est ». Selon le directeur du SeGEC, les évaluations permettent à la fois aux élèves, aux parents et aux enseignants de savoir où ils en sont. Cela permet également au système scolaire d’avoir une vision des difficultés auxquelles il faudra s’adapter l’année prochaine.

Car la crise sanitaire a en effet creusé les inégalités, et causé le décrochage de certains élèves. « L’année prochaine, il va falloir repartir sur une nouvelle année en tenant compte des grandes disparités dans le processus d’apprentissage », a insisté Etienne Michel.

Le patron de l’enseignement catholique est également revenu sur les fuites dans un examen de sciences du CE1D, ce mercredi. S’il ne peut expliquer les raisons de ces fuites, malgré toutes les précautions prises par l’administration, il estime que la ministre a bien réagi : « Je pense qu’elle a fait ce qu’elle devait faire en neutralisant l’impact de cette question-là, plutôt que de sur-réagir en annulant complétant l’épreuve ».

Enfin, Etienne Michel a adressé son « carton rouge » à Frédéric Daerden, ministre du Budget en Fédération Wallonie-Bruxelles: « Récemment, en commission parlementaire, il a déclaré que l’enseignement catholique ne créait pas suffisamment de places pour répondre au choc démographique. Je pense qu’il n’est pas bien informé par sa propre administration, car il y ajustement un rapport de l’administration qui montre qu’entre 2017 et 2020, l’enseignement catholique a bénéficié de 40% des budgets de création de places, et qu’il a créé 60% des nouvelles places d’école. Donc il s’est trompé ».

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