Danemark-Belgique : Kevin De Bruyne encensé par la presse étrangère

Entré à la mi-temps, il a délivré une passe décisive et marqué un but, le tout après une blessure en finale de Ligue des champions. L'Europe n'a d'yeux que pour un seul homme ce jeudi soir : Kevin De Bruyne.

Kevin De Bruyne, lors de la rencontre Danemark - Belgique. - AFP

Romelu Lukaku a beau être l’homme du match ce soir, celui qui a mené la Belgique vers la victoire face au Danemark, selon la presse étrangère, c’est bien Kevin De Bruyne.

Après une première mi-temps dominée par les Danois, Roberto Martinez n’avait pas le choix : dès le retour des vestiaires, le patron des Diables Rouges a décidé de faire rentrer le milieu de Manchester City, blessé en finale de Ligue des Champions, mais « prêt ». Il lui aura fallu seulement dix minutes pour renverser la tendance.

Servi par Lukaku, il sert parfaitement Thorgan Hazard qui égalise. Avec cette passe décisive, De Bruyne devient le seul joueur européen à comptabiliser huit assists en tournoi majeur depuis le Mondial 2014. Plus encore : il est également devenu le seul européen à être à l’assist sur les quatre derniers tournois majeurs (2014, 2016, 2018 et 2020). À peine quinze minutes plus tard, KDB conclut une superbe action collective, menée une fois encore par le tank Lukaku qui n’a pas voulu lâcher le ballon. 1-2.

Game changer

The Independent estime que ce but est digne d’un jeu sur la PlayStation. « La Belgique mérite à nouveau tous ses compliments de superstars avec De Bruyne déterminé à en faire son tournoi ». Un Kevin « diabolique », selon L’Equipe. « Un vengeur même pas masqué », selon So Foot. « Kevin De Bruyne répare la Belgique en 45 minutes », pointe de son côté le journal espagnol Marca. Le milieu belge « illumine la Belgique », selon les mots de la Gazzetta dello Sport. Pour BBC, il n’y a pas de doute : c’est lui qui a envoyé les Diables Rouges en huitièmes de finale de l’Euro.

Autre moment fort : Kevin De Bruyne s’est montré très sobre dans la célébration de son but, en hommage à Christian Eriksen. « J’étais content, bien sûr, mais j’ai trop de respect pour tout le monde ici », a-t-il expliqué après le match interrompu à la dixième minute, en référence au numéro du Danois, victime d’un malaise cardiaque contre la Finlande. « Je me suis dirigé vers le coin du terrain où Eriksen s’est effondré samedi et je suis resté calme. » La classe, jusqu’au bout.

Plus d'actualité