« Après cette crise et tout ce qu’on a vécu je vais perdre jusqu’à 45 000 euros »

Ce matin dans DH radio, Maxime Binet recevait Arnaud Bruyneel, le vice-président de l'association siz-nursing et infirmier aux soins intensifs du CHU Tivoli.

Arnaud Bruyneel

Depuis lundi les infirmiers des hôpitaux publics ont lancé des mouvements de grève pour protester contre la pénurie des membres de leur profession dans le secteur hospitalier. Le déclencheur : la nouvelle classification des fonctions IFIC.

Avec celle-ci, les infirmiers spécialisés vont être moins payés. Et pour Arnaud Bruyneel, infirmier aux soins intensifs du CHU Tivoli c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. « Après cette crise et tout ce qu’on a vécu, on en a gros de recevoir ce nouveau barème. Moi je vais perdre jusqu’à 45 000 euros si je décide de changer de fonction ou si je change d’employeur », dénonce-t-il.

Ce nouveau barème peut faire perdre jusqu’à 100 000 euros au terme de la carrière d’un infirmier. « J’ai une collègue qui va perdre jusqu’à 145 000 euros si elle passe dans cette classification », confirme le vice-président de siz-nursing, qui demande un moratoire de cette classification pour le 1er juillet et que les autorités « reviennent vers les représentants de la profession pour faire des changements car cette classification est complètement caduque ». Pour Arnaud Bruyneel, « il n’y a plus de valorisation de la formation. Quelqu’un qui fait 3 ans et demi ou quatre ans d’étude plus une année de spécialisation va gagner la même chose ».

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