Gilles Vanden Burre souhaite un tax shift vert: « Nous devons viser une fiscalité juste et plus écologiste »

Gilles Vanden Burre, chef de groupe Ecolo-Groen, était l'invité de l'émission "Il faut qu'on parle" ce mardi sur DH Radio.

Gilles Vanden Burre @BelgaImage

« Nous devons revoir notre fiscalité pour un tax shift juste et écologique ». Voilà des propos tenus par Gilles Vanden Burre, chef de groupe Ecolo-Groen. Selon certaines études, une imposition de 15 à 20% des multinationales pourrait rapporter environ 10 à 15 millions d’euros à la Belgique. « Un montant colossal que l’on peut revoir à la baisse car cette étude ne prend pas en compte certains paramètres. Mais même avec 5 milliards d’euros, c’est du jamais vu en quinze ans de politique fiscale. »

Que voulait-il dire par une taxe shift juste et écologique? « Cet argent doit être utilisé pour diminuer la pression de la fiscalité sur le travail. En Belgique, elle est trop haute sur les bas et moyens salaires. Grâce à un crédit d’impôt, ces travailleurs pourraient gagner jusqu’à 225 euros nets en plus pour les salaires les plus bas. Cet argent pourrait également permettre d’encourager l’économie et certaines entreprises. Pas toutes, mais certaines, que l’état ciblerait. Comme les secteurs de la santé. Il faut relocaliser et utiliser des circuits courts » a-t-il détaillé.

Forcément, Gilles Vanden Burre n’a pas hésité à tacler le tax shift du gouvernement Michel. « En tant qu’écologistes, nous y étions opposés. Il y a eu une baisse d’imposition absolument pas ciblée et pas généralisée. Cela a coûté 6 milliards d’euros alors que nous étions dans une situation économique favorable. Effectivement, l’ancien tax shift va a l’encontre de la pensée écologiste car elle n’est pas équilibrée. Pour faire baisser la fiscalité sur les bas salaires, nous devons demander une contribution plus forte. Et notamment sur ceux qui ont les épaules les plus larges. Que ce soit pour les grosses entreprises ou les particuliers. Je précise que je parle de ceux qui gagnent un million d’euros hors habitation. Il s’agit du petit pourcentage des Belges les plus aisés. »

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