Bientôt la fin du port du masque en extérieur ?

Plusieurs experts plaident pour une levée progressive de la mesure. À Bruxelles, la question sera discutée la semaine prochaine.

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Sous le menton (quand il n’est pas carrément accroché au coude ou rangé dans la poche), plutôt que sur le nez et la bouche : un rapide coup d’œil dans les rues de la capitale suffit pour s’apercevoir que le port du masque à l’extérieur est une obligation de moins en moins suivie. « Je pense qu’il est aujourd’hui temps de réfléchir au maintien ou non de cette mesure » a d’ailleurs avancé Rudi Vervoort. Au cours de la conférence de presse du dernier Codeco, le ministre-président bruxellois a annoncé qu’il rencontrerait les bourgmestres de la capitale dans le courant de la semaine prochaine. Il s’agira d’analyser si les mesures spécifiques à la capitale – dont celle du masque obligatoire dans l’espace public – ont encore un sens, vu le contexte épidémique favorable.

En réalité, cela fait plusieurs semaines déjà que politiques et experts examinent la piste de l’abandon du port du masque généralisé. L’idée ne vient pas de nulle part : plusieurs études ont en effet souligné la part extrêmement réduite des contaminations en plein air. « Le port du masque en extérieur ne se justifie plus dans la mesure où l’on sait que le risque de contamination par les micro-aérosolisations en extérieur est faible », confirmait au Soir Yves Van Laethem, le porte-parole interfédéral de la gestion de la crise sanitaire.

Garder le masque à portée de main

Si, pour certains experts, la généralisation du masque ne se justifie donc plus, il ne sera par contre pas tout de suite question de jeter à la poubelle ce bout de tissu qui nous accompagne quotidiennement depuis plus d’un an. Même à l’extérieur, il restera des contextes où le masque devra être de mise : « lors de rassemblements, d’événements de masse (concert, match de football), ou lorsqu’on est en étroite relation avec quelqu’un qui n’est pas dans notre bulle sociale, dans le cas d’une discussion de proximité », listait dans la DH Yves Coppieters, professeur en épidémiologie à l’ULB.

Idem pour certains espaces publics (rues commerçantes, etc.) ou dans les transports en commun et dans les magasins. « Il faut faire comprendre aux citoyens que le masque va rester un outil de protection mais n’a de sens que s’il est bien utilisé et aux moments adéquats », ajoutait Yves Coppieters.

Une fois la généralisation du masque abandonnée, chaque commune bruxelloise devrait déterminer et délimiter par des panneaux les endroits où le masque reste obligatoire, à l’image de ce qui se faisait l’été dernier dans la capitale ; un principe toujours en vigueur en Wallonie. En fonction de la situation épidémiologique et vaccinale, certaines communes wallonnes pourraient d’ailleurs prochainement alléger les mesures relatives au port du masque.

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