Les pires sorties politiques face au cas Jürgen

Après le traumatisme brutal du Covid, la politique allait faire dans la nuance…

Jurgen Conings @BelgaImage

Disons qu’à ce stade, les politiques ont surtout découvert comment s’étriper encore un peu mieux à chaque “affaire”. Sur le cas Jürgen Conings, les sketches ont à nouveau été de très haute tenue. Avec, bien sûr, un tout grand GLB pour lancer la battle d’invectives. Un militaire flamand de l’extrême droite raciste et violente pique des armes lourdes, disparaît en promettant de zigouiller un virologue et plus si affinités? Le beau Georges-Louis dégaine Twitter pour s’étonner que les médias francophones ne s’attaquent pas plus aux “horreurs du communautarisme de la gauche francophone”. O.K., notons le conseil: s’il y a le feu à la maison, il faut donc arroser le jardin.

Comme toujours, Theo Francken a fait dans l’humour “linguistique”. Si trop de Flamands (et pas que – NDLR) soutiennent ce Jürgen C., c’est pour une raison “difficile à comprendre pour des francophones”. Pardon d’être décérébré. Denis Ducarme, lui, a pratiqué un humour dit de “retenue dépitée”. Le Jean-Marie Bigard du Parlement a sorti ses gros yeux et sa grosse voix qui foutent les chocottes pour souligner qu’“on (la ministre PS de la Défense) n’avait pas retenu la leçon des attentats de 2016”. Et donc démission? Ben, c’est assez dire que Ludivine Dedonder n’est là que depuis huit mois.

Et qu’avant elle, il y avait qui à la Défense depuis 2016, pendant que Jürgen C. fomentait à s’n’aise son trip terroriste, en passant sous les radars des renseignements militaires? Oups, Didier Reynders puis Philippe Goffin, MR comme lui. Alors donc DD a pris un air mi-dépité, mi-retenu (pas facile) pour parler d’une grave “affaire d’État” et souligner que “la responsabilité politique doit toujours exister”. Donc pas démission, mais gros doigt quand même.

N’empêche que la floche en or de la farce la plus exécrable revient à Siegfried Bracke. L’ex-président N-VA de la Chambre s’en est pris à… Marc Van Ranst, qui a bien cherché les foudres de Jürgen (ce héros?) en voulant “prendre le pouvoir”. J’en ai encore, mais là c’est bon. Dites, les humoristes, on ne se focaliserait pas plutôt sur une espèce de responsabilité politique collective? Genre: extirper l’armée de ses poches de néofachos prêts à tuer? Merci bonsoir.

 

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