Yves Van Laethem « Heureusement, je ne vis pas la même situation que Marc Van Ranst »

Ce lundi dans "Il faut qu'on parle", Yves Van Laethem était l'invité de Maxime Binet. En direct de son jardin, le porte-parole interfédéral de la lutte contre le Covid-19 a évoqué le déconfinement à venir.

Yves Van Laethem @BelgaImage

 La situation épidémiologique s’améliore en Belgique: moins de 450 patients se trouvent en soins intensifs ce lundi. Un Comité de concertation aura lieu ce vendredi et devrait acter la nouvelle phase déconfinement au 9 juin.

La suppression de la logique de bulle devrait notamment être au programme de la réunion. « La bulle a fait son temps pour le gouvernement », commente Yves Van Laethem. « Elle devrait exploser. C’est un bien, c’est un mal ? On peut en discuter ». Pour le virologue, « il est probablement temps de passer à autre chose, mais maintenant on passe vraiment à beaucoup de liberté », tempère-t-il.

Alors que l’on s’apprête à retrouver nos libertés cet été, ne doit-on pas craindre que le scénario de l’année dernière se répète, à savoir une vague de contaminations après la période de déconfinement ? « On a construit des écluses depuis l’année dernière », rassure l’expert. « Le contexte estival est favorable pour nous et pas au virus. Et pour contrebalancer la réouverture, on a le vaccin ».

« Tous les chiffres sont excellents, malgré des différences entre les régions », confirme Yves Van Laethem à propos de la situation sanitaire. Toutefois, les experts estiment qu’il ne faut pas aller trop vite dans le déconfinement.

« Le déconfinement tel qu’il se profile pour l’instant fait un peu peur aux experts, dans la vitesse d’exécution. Les experts vous diraient que s’il fallait aller plus vite, c’est une très grande frayeur qu’ils auraient », fait part Yves Van Laethem, également membre du GEEMS, le groupe d’experts qui conseille le gouvernement.  » Je suis peu un peu craintif, on va à la limite de la vitesse que l’on peut faire. Mais j’ai confiance dans le fait que ça ne dérapera pas grâce au vaccin, et j’espère que la population ne pensera pas que tout est absolument résolu », confie-t-il.

Yves Van Laethem a ensuite évoqué son rôle d’expert. Contrairement à son confrère flamand Marc Van Ranst, il n’a lui jamais reçu de menaces. « Heureusement, je n’ai pas la même situation que Marc Van Ranst, je ne suis pas menacé de la même manière. Le rôle d’expert, c’est d’être exposé. Tous ceux qui sont exposés sont soumis à la critique« , commente-t-il, estimant la critique normale tant qu’elle « reste démocratique ». En réponse à une question de l’auditeur, le porte-parole interfédéral a aussi précisé qu’il n’était pas payé pour sa fonction.

En tant qu’expert, Yves Van Laethem a aussi voulu adresser son carton rouge à AstraZeneca pour ses retards de livraisons du vaccin en Europe. « Une bonne partie du ralentissement de la vaccination en Europe est liée à l’incertitude de la livraison d’AstraZeneca »

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