Maxime Prévot tacle la sortie de Denis Ducarme: « En finir avec cette chasse à l’homme plutôt que de se lancer dans une chasse à femme »

Ce mardi matin, Maxime Prévot était l'invité de Maxime Binet dans l'émission "Il faut qu'on parle".

Maxime Prévot @BelgaImage

Le bourgmestre de Namur a évoqué plusieurs dossiers chauds au micro de DH Radio.

Deux semaines après sa mise en fonction, Maxime Prévot a dressé un premier bilan du téléphérique namurois. « Il y a un réel engouement. On doit juste s’armer de patience pour l’utiliser. C’est d’abord une activité touristique qui relie le centre de Namur avec le sommet de la Citadelle où plein d’activités sont organisées, mais c’est aussi un outil de mobilité moderne. Tout le monde peut rejoindre le centre-ville en ‘dépose-minute’. Et le forfait est accessible financièrement pour tout le monde. »

Le président du CDH a brièvement évoqué la crise sanitaire dans la capitale wallonne et est revenu sur l’événement test réalisé lors de Namur en mai. « Je suis fier que Namur ait été une ville pilote de ce projet. Le déconfinement de la culture chez nous? On aurait dû le faire plus tôt. Je ne comprends pas qu’on puisse être potentiellement 400 devant un écran géant pour supporter les Diables rouges mais qu’on soit limité à une jauge de 50 personnes dans des salles de culture », a-t-il confié.

A quelques jours du vote de la Loi pandémie, Maxime Prévot a adressé un carton rouge à ce projet de loi du gouvernement. « Il faut effectivement un cadre pour gérer pareille situation à l’avenir. Mais ce qui est sur la table est honteux sur le plan démocratique car on spolie la capacité des représentants de la nation (NDLR: le parlement) de donner les feux verts de manière régulière. Ici le gouvernement vient chercher un chèque en blanc pour pouvoir continuer à prendre une série de décisions par arrêtés ministériels. C’est vraiment problématique », a fustigé le Namurois avant de faire un clin d’œil au personnel médical, lui qui a été se faire vacciner il y a peu.

 Enfin, Maxime Prévot est revenu sur la grosse actualité de la semaine, à savoir la traque de Jürgen Conings et le rififi politique qu’elle cause. Il a rebondi sur les propos de Denis Ducarme qui qualifiait cette chasse à l’homme d’affaire d’Etat. « On peut se demander si le gouvernement est encore pleinement solidaire envers sa ministre (NDLR: Ludivine Dedonder, ministre de la Défense). Au sein de la majorité, on assimile le nom de la ministre à une affaire d’Etat. A l’heure actuelle, on devrait être solidaire pour en finir avec cette chasse à l’homme plutôt que de se lancer dans une chasse à femme », a-t-il estimé.

« Je trouve ça ridicule de donner pour la symbolique la tête d’un(e) ministre dès qu’un événement problématique survient (…) sauf s’il est prouvé qu’il y a eu négligence de la part de la ministre, qui a eu des signaux et qui a péché par manque d’action, alors la ministre doit assumer », conclut-il.

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