Les compteurs CO2 seront obligatoires pour l’horeca : « Il y aura des contrôles »

Au lendemain du comité de concertation, le Premier ministre Alexander De Croo a apporté une précision importante pour la réouverture de l’horeca à l’intérieur, le 9 juin.

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Invité sur Bel RTL, Alexander De Croo est revenu sur la reprise à l’intérieur de l’Horeca. Pour rappel, cafés et restaurants pourront rouvrir en salle de 8 à 22 heures à la date du 9 juin. Seront en vigueur des règles similaires à celles d’application pour les terrasses, comme un nombre maximum de 4 personnes par table (davantage s’ils font partie d’un même foyer), ou la distance d’1,5 mètre entre les tables. À ce sujet, le Premier ministre a ajouté un élément qui n’avait pas été précisé lors du dernier Comité de concertation :

« Il y aura des contraintes de ventilation. Dans les restaurants, on obligera la présence d’un dispositif mesurant la qualité de l’air ». Depuis plusieurs mois, les experts insistent en effet tout particulièrement sur l’importance de la ventilation pour dissiper les aérosols, ces fines particules en suspension dans l’air qui jouent un rôle majeur dans la propagation du virus.

Voilà pourquoi un appareil vérifiant la qualité de l’air sera obligatoire au restaurant, mais aussi « dans les cafés » et « dans les salles de fitness ». « Ce sont des endroits où c’est le plus applicable » a justifié le leader de la Vivaldi, tout en suggérant de généraliser ce type de dispositif. « Je conseillerais à tous ceux qui veulent être prudents, de le faire. Il y aura des contrôles, qui seront plus du coaching dans un premier temps, mais qui, dans un deuxième temps, pourraient mener à la fermeture » a-t-il ajouté.

L’addition, pour qui ?

Mais quelles pourront bien être les « contraintes de ventilation » annoncées par le Premier ministre ? Pour l’horeca, la question est tout sauf anecdotique : s’il s’agit de miser sur la ventilation naturelle uniquement, pas de problème. Mais si l’installation de machines d’extraction d’air ou de ventilation mécanique venait à être imposée, le défi logistique… et financier pourrait être tout autre. À qui reviendrait alors la charge de payer une telle installation ?

« Ma plus grosse inquiétude, c’est octobre prochain lorsqu’il refera froid et qu’on ne pourra plus compter sur la ventilation naturelle uniquement », lançait dans Le Soir Fabian Hermans, administrateur à la fédération Horeca Bruxelles. Thierry Neyens, président de la fédération Horeca Wallonie, expliquait au même journal compter « sur des subventions à l’investissement » pour les exploitants, dans le cas où l’achat d’équipements de ventilation devenait obligatoire. Dans les prochains jours, experts, représentants de l’horeca et des cabinets ministériels compétents se réuniront, afin de baliser les nouvelles modalités de la consommation en intérieur.

Des seuils contraignants, mais…

Toujours au micro de Bel RTL, le Premier ministre s’est également étendu sur la question des seuils fixés pour déconfiner. Le comité de concertation a en effet avancé deux objectifs à atteindre pour la poursuite du plan été : 60% des adultes devront être vaccinés pour le 1er juillet, et 70% pour le 1er août.

Mais ces chiffres seront-ils contraignants, ou une certaine souplesse sera-t-elle de mise ? « Ce sont des chiffres sur lesquels on se base pour prendre des décisions, a précisé Alexander De Croo. Moi je les prendrais d’une manière assez contraignante, mais si on est à 1% du seuil, je pense qu’il faudra être un peu raisonnable. Mais honnêtement, ces chiffres-là sont tout à fait atteignables ».

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