Michel Fourniret est mort

Michel Fourniret est décédé ce lundi à l'âge de 79 ans suite à des problèmes respiratoires.

Michel Fourniret. - MAXPPP

Le tueur en série qui a fait trembler la France et la Belgique est mort ce lundi, a annoncé le procureur de Paris Rémy Heitz à l’AFP. Michel Fourniret avait été hospitalisé ce samedi 8 mai en urgence à l’unité sécurisée interrégionale de l’hôpital de la Salpêtrière, à Paris, pour des problèmes respiratoires. « Il souffre de problèmes cardiaques et de dégénérescence mentale, a été placé dans le coma et serait considéré par les médecins comme non réanimable. Selon nos informations, son pronostic vital est engagé et ne peut être réversible. Un protocole d’accompagnement de fin de vie a été engagé », avaient indiqué plusieurs médias lundi matin.

« Une enquête a été ouverte pour “recherches des causes de la mort”, confiée au 3e district de police judiciaire », a ajouté le procureur.

Parcours macabre

Celui que l’on surnommait « l’Ogre des Ardennes » avait été condamné à la perpétuité incompressible en 2008 pour les meurtres de sept jeunes femmes ou adolescentes entre 1987 et 2001, précédés de viol ou tentative de viol, et pour trois agressions d’autres jeunes filles ayant réussi à lui échapper. Selon ses propres aveux, il « devait chasser au moins deux vierges par an ».

En 2018, ce prédateur sexuel avait été à nouveau condamné à la perpétuité, pour l’assassinat crapuleux de Farida Hammiche, commis en 1988, avec la complicité de son ex-femme Monique Olivier. À l’époque, le duo avait voulu s’emparer du butin du gang des postiches, des lingots d’or enterrés dans un cimetière par une équipe de braqueurs, dont l’ex-compagnon de cellule de Fourniret. Pour cela, le prédateur sexuel était entré en contact avec l’épouse de ce détenu et l’avait tuée.

Arrêté en 2003 en Belgique après la tentative ratée d’enlèvement d’une adolescente de 13 ans, Michel Fourniret a également avoué il y a un an sa responsabilité dans la mort d’Estelle Mouzin, fillette de 9 ans disparue en 2003, dont le corps n’a pas été retrouvé à ce jour malgré d’intenses fouilles récentes dans les Ardennes. Outre cette affaire, il avait été également mis en examen pour les disparitions de Marie-Angèle Domece, 19 ans, Joanna Parrish, 20 ans, et enfin, depuis décembre 2020, de Lydie Logé, une jeune femme de 29 ans disparue en 1993 dans l’Orne.

Me Didier Seban, avocat de plusieurs familles de disparues, dont celle d’Estelle Mouzin, avait réagi lundi midi à l’information que le tueur se trouvait en fin de vie, en exprimant la « déception des familles pour les affaires où il avait été mis en examen » et n’avait pas encore été jugé : « pas de procès le concernant, pas de possibilité d’avoir les réponses attendues », avait-il déclaré auprès de l’AFP.

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