Philippe Geluck « Cette pétition, c’était violent, fantasmagorique et mensonger »

Le personnage du Chat aura-t-il droit à son musée ? Pour revenir sur la polémique, Philippe Geluck est l'invité d'"Il faut qu'on parle", l'émission de DH radio présentée par Maxime Binet.

Philippe Geluck @BelgaImage

« J’ai été surpris par cette pétition », confie Philippe Geluck. « C’était violent, et complètement fantasmagorique et mensonger. Ils avancent des arguments qui ne tiennent pas. Ils ne tiennent pas compte de ce qui est, ils ne connaissent pas le projet et ils se permettent de le critiquer à l’avance ».

« Qu’est-ce qu’on m’a fait comme honneur ? C’est qu’on me loue un bâtiment sur un bail de 25 ans », clarifie le dessinateur face aux nombreuses critiques abordant le coût du projet et l’accès aux subsides. « Le musée du Chat et du dessin d’humour ne va pas prendre un centime à la communauté. Il ne va pas avoir un centime de subside », rappelle-t-il. « Non seulement on ne va pas coûter un centime de subside, mais on va faire tourner ce musée en autonomie. Il va vivre de ses propres revenus et je vais créer 25 emplois. Alors si quelqu’un a un meilleur projet, des sommes pareilles, 25 emplois et un projet sans subsides, qu’il me le fasse savoir. Si c’est mieux que moi, je me retire ».

Quant à faire le musée en France, où Le Chat est actuellement très populaire, si l’idée peut sembler séduisante, il en était hors de question. « C’était tentant de le faire en France car c’était dans de très belles conditions, mais moi je tenais à le faire dans ma ville. J’aime cette ville et j’ai envie de lui offrir ce musée qui sera joyeux, populaire et partagé. Je suis né à Bruxelles, je vis à Bruxelles, j’aime ma ville », explique le dessinateur bruxellois. « Je reste ancré ici, et c’est comme ça que ça se passera, je vous le promets », conclut Philippe Geluck.

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