Pas d’examens dans le réseau officiel WBE et un temps limité pour réussir dans le supérieur

La fin d'année scolaire en Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) sera encore une fois différente. Pour les étudiants du supérieur, les changements seront plus pérennes.

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C’est l’heure des grandes décisions dans l’enseignement francophone. Dans les écoles officielles, le pouvoir organisateur Wallonie-Bruxelles Enseignement (WBE) a acté qu’il n’y aura pas d’examens pour clôturer l’année scolaire 2020-2021, sauf exceptions. La politique de redoublement a elle aussi été assouplie. En parallèle, la FWB est aussi passée à l’action pour le supérieur. Ce vendredi, elle a intégré dans un projet de décret une réforme du parcours des étudiants à l’université et dans les hautes-écoles. Ils auront désormais un nombre limité d’années pour réussir leur BAC, et ce à plusieurs points de vue.

Les épreuves spéciales gardées, le reste à la poubelle

Au sein de l’école officielle, selon le Soir, le WBE a donc décidé de soulager les élèves du poids des examens, de la première primaire à la septième secondaire. Une façon de ne pas désavantager ceux qui auraient vu leur niveau baisser avec l’enseignement à distance. Seules seront maintenues les épreuves externes et qualifiantes, à savoir notamment le CEB en fin de primaire, le CE1D à la fin du premier degré du secondaire, et le CESS en fin de secondaire. Le temps non-utilisé pour les examens pourra servir à rattraper le retard des cours accumulé au cours du confinement, pour maximiser les savoirs transmis. Des évaluations diagnostiques pourront être menées, surtout en première année, mais il n’est pas question que cela ait un impact sur le bulletin.

Quant au recours au redoublement, il est très limité, là aussi comme l’année passée. La directive prévoit qu’il représente «une mesure strictement exceptionnelle et dûment motivée». Les secondes sessions sont d’ailleurs purement et simplement supprimées.

Le BAC 1 en deux ans, pas plus

D’autre part, comme le fait savoir l’Écho, la FWB a tenu à s’attaquer à la monture originelle du décret paysage, qui organise l’enseignement supérieur depuis 2013. Jusqu’ici, les étudiants pouvaient passer en deuxième année de BAC avec seulement 45 crédits acquis sur 60. Les crédits restants étaient alors additionnés à ceux de l’année suivante. Mais dans certains cas, les étudiants traînaient longtemps ces crédits, ce qui pouvait aboutir à des échecs tardifs.

Pour régler cela, la ministre Valérie Glatigny avait soumis en septembre l’idée d’une réussite de ces 60 crédits sur seulement deux ans. La proposition, mal accueillie à l’époque, vient d’être acceptée et intégrée dans un projet de décret. En plus de cela, il a été décidé que les trois années du BAC doivent être réussies au bout de cinq ans maximum.

Pour éviter que cela ne donne lieu à une hausse considérable d’échecs, la FWB a également prévu d’augmenter les aides à la réussite. Les universités et les hautes-écoles auront pour mission de mettre sur pied des plans stratégiques pour répertorier les activités de remédiation et les moyens alloués à cet objectif. Le tout devrait permettre de mieux identifier les étudiants en difficulté et de leur proposer plus efficacement de l’aide.

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