Le making-of : 1er mai, défaite du travail

Sur les places et les boulevards, la révolte du printemps belge n’aura pas lieu.

La Boum - Bois de la Cambre @BelgaImage

Plutôt qu’une reprise sauvage, l’Horeca francophone va attendre une semaine pour rouvrir et ainsi préserver des aides gouvernementales conditionnées à la docilité du secteur. Ulcérée mais coincée entre subventions et statut de l’artiste à discuter, la culture a maintenu des actions symboliques, ponctuelles et prudemment contingentées, soutenues de loin par sa ministre

Bénédicte Linard (en chômage partiel?). Les calculs ont fait office de bon sens.
Tant mieux. La France, pays pourtant râleur en chef, avait pointé notre paradoxe: des indices élevés de pandémie qui évoluent à peine, des unités de soins intensifs quasi combles, mais les politiques qui se sentent obligés de lâcher du lest. C’est aussi le cas aux Pays-Bas, en Hongrie, en ­Italie… La paisible Belgique patiente donc.

Peut-être pas toute la Belgique. Après le “gag” du 1er avril au bois de la Cambre, des jeunes espèrent faire du 1er mai la fête de la résistance. Ils ne pourront pas envahir les terrasses de Bruxelles, mais devraient se retrouver une nouvelle fois très nombreux dans son plus grand espace vert. Ils se sont organisés pour danser, boire, éviter la police. Sauf que ce réseau de L’Abîme, que nous avons infiltré, a aussi été rejoint par des individus vraiment inquiétants.

À lire : Bois de la Cambre : Une boum explosive?

 

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