L’espace fait de nouveau rêver

Depuis le premier pas de l’homme sur la Lune en 1969 et l’engouement des années 70, il n’y a jamais eu autant de missions d’exploration de notre Univers.

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De retour à la maison…!”, c’est avec ces quelques mots que Thomas Pesquet a annoncé son arrivée à la station spatiale internationale (ISS) ce samedi 24 avril, auprès de ses quelque 4 millions d’abonnés sur Facebook, Instagram et Twitter. Ils étaient nombreux à suivre en direct le décollage de la capsule Crew Dragon, fierté du constructeur privé SpaceX, depuis Cap Canaveral, transportant à son bord quatre astronautes dont Pesquet.

Et le public francophone peut compter sur le bagou du Français, roi de la communication, pour satisfaire une curiosité grandissante pour le monde extraterrestre. Lui qui partage volontiers ses aventures, fait découvrir les coulisses de l’ISS et répond aux questions les plus farfelues – comme il l’avait déjà fait lors de sa première mission en 2016-2017 -, est un ambassadeur de choix pour l’ESA (l’Agence spatiale européenne) dans une période faste et dense pour l’Europe, le monde et l’espace.

Quelques jours plus tôt, les nouvelles performances de Perseverance (le Rover de la Nasa posé sur Mars depuis février 2021) ont ajouté une couche de fascination supplémentaire au mythe de la planète rouge. En arrivant à produire de l’oxygène sur une planète qui n’en possède pas, il a fait un pas de plus vers la future “conquête de Mars”. Les mois derniers, ce même Rover éblouissait déjà nos rétines avec des images jamais égalées. C’est que ces dernières années, la Nasa ne manque pas d’ambitions en la matière.

L’agence spatiale américaine voudrait faire atterrir des astro­nautes sur la Lune dès 2024 (c’est presque demain), s’y établir via la construction d’une station spatiale en orbite autour du satellite, et s’en servir pour lancer l’exploration humaine de Mars à l’horizon 2040. Un vaste programme qui a ravivé l’intérêt du grand public pour la conquête spatiale, intérêt qui s’était quelque peu essoufflé depuis le premier pas sur la Lune. Qui ne rêverait pas d’aller là où personne n’a jamais mis le pied? Qui n’a pas envie de découvrir si la vie existe ailleurs?

Elon Musk, patron de Tesla et SpaceX, fait partie de ces rêveurs, dont les poches bien remplies permettent de réaliser bien des souhaits. Le lanceur Falcon 9 qui a envoyé Pesquet dans l’espace: c’est lui. La capsule spatiale qui permet  de se passer des Russes pour acheminer des hommes vers l’ISS: c’est lui aussi. Les nouvelles combinaisons futuristes des astronautes, designées par un costumier de Hollywood: encore lui. Surtout, il rend accessible à tous l’inaccessible, promettant des voyages touristiques dans l’espace.

Le lancement du premier vol est prévu pour le 7 septembre 2021. À bord: l’Américain Jared Isaacman et trois personnes “méritantes” issues de la société civile à qui le milliardaire a offert le voyage. Ça y est, “n’importe qui” aura désormais accès aux étoiles. Et en ces temps où, Covid oblige, la vie sur terre n’a rien de très réjouissant, les envies d’élargir l’horizon et de repousser les frontières n’étonneront personne. Rêvez, sinon nous sommes ­perdus.

 

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