Avec Timelapse, Google Earth montre les effets du réchauffement climatique

Google Earth remonte le temps avec sa nouvelle fonctionnalité en 3D Timelapse. De quoi mieux observer les dégâts du réchauffement climatique sur la planète.

Google Earth présente Timelapse. - Google

Près de quatre décennies en un clin d’œil. C’est ce que propose un nouvel outil de Google. Le géant américain a dévoilé jeudi une mise à jour majeure de son atlas numérique Google Earth, avec une nouvelle fonction en trois dimensions : Timelapse. Habituellement utilisée pour voir un coucher de soleil ou la construction d’un bâtiment en accéléré, cet effet permet dans ce cas-ci d’observer l’évolution de la planète depuis 1984. Pour le meilleur comme pour le pire.

Déforestation, fonte des glaces, développement urbain… En quelques secondes, Timelapse permet de réaliser l’ampleur des dégâts causés par l’homme en 37 ans, et ce aux quatre coins du monde. Si l’internaute peut évidemment choisir le lieu qu’il veut découvrir à travers le temps, Google propose également une série de régions où les changements sont radicaux. Du glacier Columbia en Alaska, qui a reculé de près de 20 kilomètres, à l’urbanisation galopante de Dubaï, en passant par la sécheresse de la Mer d’Aral, entre le Kazakhstan et l’Ouzbékistan.

Les internautes peuvent aussi se laisser guider à travers des grands thèmes mis en avant par Google Earth, comme les océans, l’expansion urbaine ou encore la métamorphose des forêts. L’occasion d’observer la disparition de la forêt amazonienne à une vitesse fulgurante. « Chaque minute, l’équivalent de quarante terrains de football est perdu », alerte le géant d’Internet.

Celui-ci a compilé près de 300 vidéos sur YouTube, montrant l’évolution de capitales ou de paysages emblématiques. 

Deux millions d’heures de traitement

Une telle prouesse technologique n’a pas été facile. Plus de 24 millions de photos satellite prises entre 1984 et 2020 ont été récupérées auprès de la Nasa et de l’Agence spatiale européenne pour créer ces séquences vidéo de la surface de la planète. Une fois ces images collectées, un travail phénoménal a été nécessaire pour les traiter. « Au total, il aura fallu plus de deux millions d’heures de traitement sur des milliers de machines dans Google Cloud pour digérer 20 pétaoctets d’images satellite et les convertir en une mosaïque vidéo de 4,4 pétapixels », détaille Google dans un communiqué.

Le résultat permet de « voir le réchauffement climatique de nos propres yeux », affirme la cheffe de Google Earth, Rebecca Moore. « Nous espérons que ces images pourront mettre tout le monde d’accord sur ce qu’il se passe et pousser à l’action. »

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