En chiffres : la bourse éthique

L’action Deliveroo peine à décoller, car certains investisseurs évitent d'investir dans la malbouffe. Mais c'est l'ensemble du marché « néfaste » à la santé ou l'environnement qui souffre.

L'entrée à la Bourse de Londres de Deliveroo est un flop. - AFP

27 %

Lors de sa première séance en bourse, l’action Deliveroo a perdu plus d’un quart de sa valeur. En cause : les tensions sociales, la malbouffe, mais aussi un marché particulièrement volatil en ce moment.

7,6 milliards

En livres sterling, la capitalisation de Deliveroo lors de son entrée en Bourse. C’est l’opération a plus importantes à Londres depuis l’entreprise de négoce de matières premières Glencore en 2011.

1.100 milliards

La valeur (+ 4,3 %) du fonds souverain de la Norvège, le premier mondial. Toutefois, la polémique enfle, car il est alimenté par des revenus pétroliers, du cannabis et des activités liés aux robots-tueurs.

5,9 %

La hausse du financement accordé par les grandes banques mondiales aux énergies fossile entre 2016 et 2020 selon des ONG.

38 %

Selon une enquête JP Morgan, la part des sondés qui veulent privilégier l’investissement durable. Cet argument passe avant les stratégies de croissance et valeur (30 %), la technologie (19 %) et les petites capitalisations (14 %).

Le point final

Si l’entrée à la Bourse de Londres de Deliveroo peut être qualifiée de flop, c’est parce que ses actions semblent avoir été rejetées par plusieurs fonds importants labellisés « ISR ». Investissement socialement responsable. Incontestablement, les investissements durables ont le vent en poupe et les citoyens, comme certaines grandes banques ou entreprises, évitent désormais de placer leurs billes dans des secteurs contestables comme ceux de la malbouffe, des énergies fossiles ou de l’armement. Même des géants comme JP Morgan, qui a encore de sérieux progrès à faire, ou BlackRock ont commencé leur transition avec des fonds qui répondent aux principes ESG (Environnement, Social, Gouvernance). Reste que certains fonds manquent encore de transparence et que des banques belges mettent encore dans leurs fonds certaines actions ou obligations contestables. Investir les yeux fermés est donc plus que jamais à éviter.

À ce propos, le Moustique de cette semaine s’intéresse à ces banques qui polluent. Ou comment plusieurs grosses institutions financières présentes en Belgique continuent à investir dans les énergies fossiles, en violation avec l’Accord de Paris.

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