Cinq facettes moins connues du prince Philip

Deux pas en retrait, le duc d'Edimbourg a passé près de 70 ans dans l'ombre de son épouse la reine Elizabeth II. Il a tout de même réussi à se distinguer grâce à une personnalité hétéroclite, et controversée.

Le prince Philip et la reine d'Angleterre, en 2015. - BELGA

Malgré un rôle restreint dans l’ombre de sa Majesté, le prince Philip, réputé pour son caractère bien trempé comme pour ses blagues de mauvais goût, aura marqué l’histoire de la monarchie britannique tant par sa longévité que par ses nombreux accomplissements.

Un homme d’engagements

Avant sa retraite en août 2017, le prince Philip avait participé à plus de 22.000 engagements publics officiels depuis l’accession de son épouse au trône en 1952, dont certains ont fait de lui un précurseur. Avec le Prix international du duc d’Edimbourg, par exemple. Fondé en 1956, ce grand projet d’aide à la jeunesse est depuis lors étendu à 144 pays.  

L’époux de la reine d’Angleterre était aussi un pionnier de la défense de l’environnement, puisqu’il a fondé et présidé la branche britannique du Fonds mondial de la nature (WWF), avant d’en prendre la tête au niveau mondial, durant quinze ans, de 1981 à 1996.

Un homme moderne

Le prince Philip a également joué un rôle majeur dans la modernisation de la monarchie britannique. C’est notamment grâce à lui que le couronnement d’Elizabeth II le 2 juin 1953 a été diffusé en entier et en direct à la télévision, et ce malgré l’avis défavorable du Premier ministre de l’époque, Winston Churchill. On lui doit aussi la retransmission à la télévision des vœux de Noël de la souveraine, ainsi que la suppression du bal des débutantes.

Ce réformiste est entré dans l’histoire en 1961, lorsqu’il est devenu le premier membre de la famille royale à être interviewé à la télévision, dans le cadre d’une opération de transparence des Windsor, marquée notamment par la diffusion du fameux documentaire Royal Family huit ans plus tard dans les coulisses de Buckingham Palace.

Un homme créatif

On connaissait son goût pour l’équitation, le polo et les sensations fortes. Après sa carrière militaire avortée dans la Royal Navy, le prince Philip a conquis le ciel, en apprenant à piloter un avion et un hélicoptère. On connaissait un peu moins son goût pour l’art. Collectionneur de tableaux, il était également peintre à ses heures.

Un homme gaffeur

Il n’avait peut-être pas le titre de roi d’Angleterre, mais il était le roi des gaffeurs. Spécialiste des blagues politiquement incorrectes, le prince Philip a collectionné les dérapages racistes et sexistes. En voici un petit florilège.

Un Dieu

Le prince Philip est un dieu, au sens propre. Dans une des îles de l’archipel du Vanuatu, en plein océan Pacifique, les habitants d’une tribu, les Younanen, lui vouent un culte. Celui-ci serait né en 1974, lors d’une visite du couple royal aux Nouvelles-Hébrides pendant laquelle un villageois aurait reconnu le duc d’Edimbourg comme le Messie.

À deux mois de son centième anniversaire, on le croyait également immortel, mais le prince Philip s’est éteint ce vendredi « paisiblement » au château de Windsor.

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