Malgré les craintes, une soirée de Noël calme pour la police

Les forces de l’ordre avaient souvent renforcé leurs effectifs. Mais finalement, elles ont constaté un certain respect des mesures sanitaires, malgré un peu plus d’agitation dans la capitale.

@BelgaImage

C’était la grande question à l’approche de Noël: est-ce que la population respecterait les consignes sanitaires lors du réveillon? Un sondage Ipsos-Le Soir-RTL Info avait noté que généralement, la prudence était de mise, mais pas totale. 80% des Flamands, 76% des Bruxellois et 74% des Wallons disaient début décembre qu’ils n’inviteraient pas plus de personnes que ce qui est permis. La police était donc à pied d’œuvre pour faire face au soir du 24. Plusieurs zones comme celle de La Louvière ou encore du Borinage avaient renforcé leurs effectifs sur le terrain et une hausse des signalements était attendue. Au final, c’est un tout autre scénario qui s’est réalisé.

Un Noël dans le calme en Wallonie

Que ce soit par peur d’une troisième vague ou par pure volonté de respecter les consignes, la population semble avoir bel et bien suivi les règles en vigueur. C’est par exemple le cas à Liège où on se dit «très content de la manière dont ça s’est passé», comme nous le raconte le porte-parole de la zone de police, Benoît Ferrière. «La soirée a été particulièrement calme sur Liège. Il y a eu quelques PV dressés pendant la soirée et la nuit, mais essentiellement pour le non-respect du couvre-feu malgré le fait qu’il soit repoussé hier à minuit. Il n’y a pas eu par contre de dénonciations ou de lockdown party. On a donc un bilan très calme sur toute la zone», rapporte-il.

Comparé aux autres années, la police de Liège a constaté une soirée de réveillon «classique» avec des taux d’alcoolémie élevés par exemple. Pourtant, là aussi, les effectifs avaient été augmenté vu les craintes à propos du réveillon de Noël. «En réalité, il est compliqué d’anticiper le comportement des gens dans ce type de cas. Avec le recul, on peut dire que les consignes ont été relativement respectées. Je crois que le message est assez bien passé», estime Benoît Ferrière.

Du côté de Nivelles, là aussi, le bilan est celui d’une soirée «très calme». «On n’a pas eu d’interventions dans des fêtes clandestines ou d’autres faits du genre. Dans l’ensemble, cela s’est très bien déroulé», nous rapporte la zone de police locale. Et à Mons, pareil, une nuit «relativement calme» avec une seule personne n’ayant pas respecté le couvre-feu et pas d’interventions pour des «gros faits».

Une capitale sereine sauf exceptions

À Bruxelles, même constat. Selon la RTBF, les zones de police de Bruxelles-Nord, Bruxelles-Midi, Bruxelles-Ouest et Marlow n’ont eu aucune intervention significative ou des violations aux mesures sanitaires, ni d’appel pour des feux d’artifice.

Dans la zone Bruxelles-Capitale Ixelles, cela était un peu plus agité, même si c’était relativement calme aussi. Il y a juste eu deux rassemblements interdits: un de onze personnes à Ixelles (qui s’étaient cachées en bonne partie dans la cave quand la police est arrivée) et un autre de cinq à Bruxelles. «Il faut toujours rester humble parce qu’on ne repère pas forcément tout ce qu’il se passe mais nous n’avons pas noté d’autres faits particuliers ou organisés», précise le porte-parole de la zone. «Pour le reste, c’est comme d’habitude, avec des appels pour tapage nocturne. Il y a eu aussi quelques PV pour des personnes qui étaient dehors après le couvre-feu mais à nouveau, rien d’inhabituel non plus».

Après avoir comparé avec les autres années, la police locale n’a pas constaté de «différences flagrantes» si ce n’est, évidemment, qu’il n’y avait pas d’appels Covid auparavant. «Mais il y a plein d’autres phénomènes qui ont disparu. En tout cas, globalement, on ne peut pas dire qu’il y a une tendance nette qui se dégage avec une explosion des interventions».

Un Nouvel An similaire ou différent?

Dans la zone Bruxelles-Centre Ixelles par contre, il n’y avait pas eu nécessairement de renforcement des effectifs de police. La raison: la police s’est basée sur ce qui était constaté les autres années, à raison manifestement. «Il faut savoir que la nuit du 24 au 25 décembre n’est pas la plus chargée. C’est plus la nuit du 31 qui l’est. Et cette année, nous avions bien une capacité Covid à pied d’œuvre mais ce n’est pas différent de d’habitude», précise le porte-parole de la zone.

À Liège aussi, Benoît Ferrière nous confirme que la soirée du Nouvel An est plus sensible. «C’est un phénomène très simple à comprendre. Noël est une fête familiale qui se déroule généralement en intérieur, alors qu’au Nouvel An, ce sont plus des fêtes organisées dans des salles, avec un forfait boisson pour beaucoup de personnes, sans oublier ceux qui se rassemblent pour les feux d’artifice. Donc oui, nous avons toujours beaucoup plus d’interventions le soir du 31 que le soir de Noël. Maintenant, il faudra voir ce qu’il en sera cette année sans les artifices et un couvre-feu à 22h», conclut-il.

Sur le même sujet
Plus d'actualité