Donald Trump se prépare pour 2024

Ce lundi, le collège électoral officialisera l'élection de Joe Biden à la présidence des Etats-Unis. Mais l'actuel locataire de la Maison-Blanche, hyper-actif en ce moment, pense ne pas en avoir encore fini avec le pouvoir. 

Belga

Cette fois-ci, la fin de règne se profile. Lundi, les Grands électeurs se réunissent pour officialiser les résultats de l’élection présidentielle du 3 novembre dernier. A savoir, la victoire de Joe Biden. Donald Trump devrait accepter la décision. Pour autant, il n’en démord pas, considérant toujours que l’élection a été « volée », qu’il y a eu « fraudes », que le vrai vainqueur, c’est lui. Tout cela sans aucune preuve, malgré le fait que tous ses recours devant les Cours suprêmes des différents Etats ont été rejetés. Donald Trump quittera la Maison Blanche, mais il n’a pas dit son dernier mot.

 

Un mois chargé

 

D’ailleurs, ces dernières semaines ont été plutôt chargées pour le milliardaire américain. Lui qu’on avait vu ruminer sa défaite sur les cours de golf, est retourné au Bureau ovale pour y prendre des décisions, rapidement, avant le changement de locataire. Du jamais vu dans cette période généralement dédiée à la transition.

 

En résumé, ces dernières semaines, Donald Trump s’est démené pour : accélérer l’exécution de détenus attendant dans le couloir de la mort – alors même que les Etats et l’opinion publique sont de plus en plus opposés à la peine de mort ; autoriser des forages dans un parc naturel en Arctique pour en sortir du pétrole ; faire pression sur les autorités sanitaires pour qu’elles approuvent rapidement le vaccin de Pfizer ; lancer une enquête fédérale sur les démêlés fiscaux du fils de Joe Biden ; pousser le Maroc à normaliser ses relations avec Israël (contre la reconnaissance que le Maroc est souverain au Sahara occidental) ; et last but not least, essayer de faire passer un pardon présidentiel envers des dizaines de personnes, dont sa famille… Et lui-même.

 

 Belga

 

Violences, manifs et « rendez-vous dans quatre ans »

 

En clair, Donald Trump tente d’assurer ses arrières et entend montrer qu’il est toujours le maître à bord. En somme, si on le déloge de la Maison-Blanche, ce n’est pas de son propre fait. D’ailleurs, ce week-end, des milliers de ses supporters ont à nouveau manifesté à Washington (mais aussi en Géorgie, Pennsylvanie, au Michigan, dans le Wisconsin, le Nevada et l’Arizona) sous la bannière « Stop the Steal » (« Arrêtez le vol »). Trump en a été ravi, comme il l’a dit sur Twitter.

 

Des violences ont eu lieu entre les Proud Boys, ce groupe néo-fasciste et des mouvances antifascistes. Quatre personnes ont été poignardées. Vingt-trois ont été arrêtées. Clairement, le message de sa défaite n’est pas encore passée chez les supporters de Trump. Ni chez lui, d’ailleurs. Lors d’une fête de Noël à la Maison-Blanche le 1er décembre, il a déclaré ce qui était jusqu’alors resté à l’état de non-dit : « Ce furent quatre années fantastiques. Nous essayons de faire quatre ans de plus. Sinon, je vous reverrai dans quatre ans ». L’Amérique n’en a peut-être pas encore fini avec Donald Trump.

Plus d'actualité