Vacances de Toussaint prolongées : quelles solutions pour la garde des enfants?

Chômage temporaire pour cause de force majeure, congé de quarantaine, garderies communales… Le point sur les dispositifs disponibles.

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« Séparez les générations. Le virus circule à nouveau beaucoup », plaidait lundi Steven Van Gucht dans « De Ochtend » (Radio 1). Et le virologue de rappeler : « Mélanger les jeunes enfants et les grands-parents demeure un risque. Et même les enfants qui ne présentent aucun symptôme peuvent transmettre le virus ». L’option bon papa ou bonne maman écartée, la garde des plus jeunes (la question se pose moins pour les grands ados) pourrait poser des problèmes, avec l’enseignement secondaire qui abandonne le présentiel jusqu’à la fin de la semaine, puis les vacances de Toussaint qui se voient prolongées de deux jours (les 9 et 10 novembre).

Et la première vague l’a bien montré : même quand le télétravail est techniquement possible, il reste bien souvent compliqué à concilier avec un ou plusieurs enfants dans les pattes. Sous certaines conditions, un congé « parental coronavirus » avait dès lors été mis en place au printemps ; le dispositif a cependant pris fin le 1er octobre. Au début du mois, la Chambre a adopté en séance plénière un texte de loi donnant droit aux parents à un congé spécifique en cas de fermeture de la classe, de l’école, de la crèche ou du centre d’accueil de leur enfant. Seulement voilà, le texte n’a, presque trois semaines après, toujours pas fait l’objet d’une publication au Moniteur Belge.

Ne pas piocher dans son stock de congés payés

Une alternative est toutefois disponible : entre le 1er octobre et le 31 décembre, la portée du chômage temporaire pour cause de force majeure est étendue. Les parents d’enfants dont l’école, la crèche ou le centre d’accueil est « totalement ou partiellement » fermé à la suite d’une mesure « visant à limiter la propagation du coronavirus » peuvent ainsi bénéficier d’allocations de chômage temporaire et ainsi, garder leur progéniture sans piocher dans leur stock de congés payés. Moyennant une attestation de fermeture à remettre à l’employeur (celui-ci ne peut refuser ce chômage temporaire), le travailleur perçoit 70% de sa rémunération, plus un supplément de 5,63 euros par jour, payés par l’Onem.

Attention : seuls les employés contractuels peuvent pour l’instant prétendre à cette disposition. Par ailleurs, comme le note l’Onem, « la prolongation des vacances de Toussaint est vue comme une mesure de lutte contre le coronavirus ». Le chômage temporaire ne peut dès lors pas être perçu pour la période du 2 au 6 novembre, soit la période légale des vacances de Toussaint.

Les garderies communales en renfort

Pour cette période, les parents pourront toujours prendre des congés « normaux », ou faire appels à d’autres dispositions comme les crédits-temps parentaux ou les congés sans solde. Des solutions qui n’en seront pas toujours, vu les conditions et les délais administratifs pour y prétendre, ou le manque à gagner qu’elles impliquent.

Pour ceux qui ne peuvent/veulent pas prendre de congé durant Toussaint, il reste une dernière option : les services « accueil temps libre » (ATL), qui existent en principe dans chaque commune en Fédération Wallonie-Bruxelles. « Une concertation a été menée avec le secteur de l’accueil temps libre afin de favoriser la mise en place, par ces acteurs, d’un accueil au bénéfice des enfants de parents qui ne disposeraient d’aucune autre solution de garde pour leurs enfants durant ces deux journées. Le coordinateur ATL indiquera (…) aux parents si la mise en place d’une garderie est confirmée et, le cas échéant, les modalités pratiques » a indiqué Caroline Désir (PS), ministre de l’Education, dans une circulaire.

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