Bol.com, un nouveau Amazon version Delhaize ?

Depuis ce lundi, bol.com, un e-commerce néerlandais, qui propose « de tout, pour tous », se lance sur le marché francophone. Il semble fortement inspiré d’Amazon mais a-t-il de quoi rivaliser avec le géant mondial de la vente en ligne ?

Le site néerlandais s'attaque désormais au marché belge francophone.

Depuis ce lundi, une nouvelle application est disponible pour tous les Belges francophones de Bruxelles et de Wallonie. Son nom : bol.com. Si vous parlez couramment néerlandais, ce nom ne vous est pas forcément inconnu. En effet, ce site de vente en ligne hollandais existe depuis plus de 20 ans. Et après avoir rencontré un joli succès en Flandre depuis quelques années déjà, il s’attaque désormais au reste du pays.

C’est l’entreprise internationale de médias allemande Bertelsmann (qui possède entre autres RTL Group), qui a lancé cet e-commerce en 1999, bol étant l’acronyme de Bertelsmann Online, mais depuis 5 ans, il appartient au groupe Ahold Delhaize.

Et qu’est-ce qu’on y retrouve ? A en croire le slogan de l’application, « de tout et pour tous ». Bol.com se targue de proposer « 22 millions d’articles à 10 millions de clients », mais en présente uniquement 15 millions pour les francophones. « Il y a des produits qui ne sont pas pertinents pour nos clients francophones. Par exemple, des jeux de société avec des instructions en néerlandais ou des machines à laver avec des programmes en néerlandais », a expliqué Margaret Versteden, directrice de la plateforme, au Soir. « Nous allons œuvrer à compléter cet assortiment avec des produits pertinents pour les consommateurs francophones. »

A titre de comparaison, Amazon en propose lui plus de 100 millions. Et effectivement, il y a de tout : des livres, cheval de bataille d’Amazon, mais aussi de l’électronique, de la déco, des articles de beauté, de sports, de bricolage, etc. L’offre est donc vraiment vaste.

Chose étrange par contre, le site n’a pas été traduit. Seule son application, téléchargeable sur iOs et Android, est désormais en Français.

« Nous travaillons dur depuis des années pour renforcer nos services et notre offre en Flandre. Nous voulons maintenant franchir le pas pour ne plus servir uniquement la Flandre, mais presque toute la Belgique », a indiqué Margaret Versteden dans un communiqué. « Nous avons opté pour l’application car les recherches montrent que de plus en plus de personnes effectuent leurs achats via mobile. »

Des millions de références...

Livré quand vous voulez

Côté livraison, Bol.com joue la carte du sur mesure. La livraison est à 2,99€ mais est gratuite dès 20€ d’achat. Mais contre quelques euros supplémentaires, vous pouvez demander le jour où le moment qui vous convient : en semaine en soirée (2,49€), le dimanche (2,99€) ou même le jour même en soirée avant 22h, si vous commandez avant 14€ et cela pour 3,99€. On imagine facilement que c’est sur ce terrain que les Néerlandais vont essayer de jouer pour concurrencer les autres acteurs du domaine.  Les retours se font également gratuitement et en 30 jours.

Autre atout, les magasins Delhaize. 58 des magasins francophones deviennent dès aujourd’hui des points de collecte, vous permettant de récupérer vos achats en faisant vos courses.

Car sur beaucoup d’autres terrains, bol.com ressemble très fort au géant Amazon. Il propose également une offre premium sur abonnements. Intitulée Select, elle propose toutes les options de livraison sans frais supplémentaire pour 9,99€ par mois.

Bol.com permet également aux entrepreneurs et commerçants de vendre leurs produits, neuf ou de seconde main, par le biais d’une page sur le site.

Côté prix, par contre, difficile pour les Hollandais de concurrence ce monstre industriel qu’est Amazon. Si on compare une poignée de produits populaires au hasard, Amazon propose un prix toujours moins cher ou au pire identique : la Nintendo Switch (-23,91€), les Airpods d’Apple (identique), le Monopoly (-2,2€), le rasoir électrique Philips One Blade (-6€), le Blu-Ray du dernier Star Wars (-6€)…

Mais bol.com propose, comme son adversaire, des promos temporaires, qui elles, parviennent à rivaliser avec les géants de la vente en ligne.

À voir désormais, si le site parviendra à se faire une place dans ce secteur déjà très concurrentiel grâce à ses atouts et sa touche « locale » ou si, comme beaucoup d’autres, il devra se contenter des miettes d’une des plus grosses entreprises du monde.

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