Retours de vacances : dépistages et quarantaines recommandés, voire obligatoires

Le comité de concertation s’est réuni ce mercredi pour arrêter une stratégie concernant les retours de zones à risque « coronavirus ». Un code couleur sera établi, en fonction de la situation sanitaire dans le pays visité. Pour les vacanciers revenant de zones classées « rouge » en Europe, le dépistage et une quarantaine seront obligatoires.

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On le sait depuis la fin février et le retour des touristes belges partis skier en Italie, les voyages font partie des facteurs d’accélération de l’épidémie. Sans être alarmiste, il importe donc de rester vigilant et de surveiller les flux de déplacements, à l’heure où certaines régions d’Europe se sont partiellement reconfinées (200 000 personnes en Catalogne, 70 000 en Galice, des localités au Portugal, etc.).

Trois semaines après la réouverture des frontières, la question a agité le monde politique belge tout ce début de semaine : comment gérer les vacanciers de retour de zones où le Covid-19 a repris du poil de la bête ? L’absence de stratégie commune est apparue assez rapidement. Gouvernement fédéral et entités fédérées se sont livrées à une partie de ping-pong tristement familière. Pour les uns, c’était aux entités fédérées à gérer le problème, elles qui sont responsables des politiques de prévention sanitaire. Pour les autres, c’était au fédéral à prendre les commandes, lui qui est en charge de la gestion de la crise sanitaire.

Le comité de concertation réuni ce mercredi est venu clarifier la situation. Les mesures adoptées le seront partout en Belgique, quel que soit l’aéroport d’arrivée ou le lieu d’habitation. Un code couleur sera établi- rouge, orange, vert-, en fonction de la situation sanitaire dans le pays visité. Ces codes seront publiés sur le site des Affaires étrangères.

Code rouge : Les zones considérées comme « rouges », sont les villes, communes, arrondissements, régions ou pays reconfinés. Il est interdit de s’y rendre. Les voyageurs ayant bravé cette interdiction (ou partis avant que la situation ne s’y détériore) devront obligatoirement se soumettre à un dépistage et à une quarantaine. Selon la RTBF, il s’agira plutôt d’une quatorzaine (14 jours de confinement). Toujours selon le média public, il faudra en réalité se soumettre à deux tests plutôt qu’un : un premier dépistage dès le retour de vacances, puis un second, neuf jours plus tard.

Actuellement, les pays concernés sont la Finlande, l’Irlande, Malte et la Norvège. Cette liste peut être élargie ou modifiée à tout moment ; n’oubliez jamais avant votre départ, de consulter les avis de voyage du SPF Affaires Étrangères.

Code orange : Pour toutes les « zones oranges », le voyage sera « fortement » déconseillé. Néanmoins, en cas de retour de ces zones, « il sera demandé aux voyageurs » de se soumettre à un dépistage et à une quarantaine. En clair : ceux-ci ne seront pas obligatoires, mais bien recommandés.

Pays concernés : Chypre, Danemark, Grèce, Royaume-Uni, Islande, Portugal et Espagne.

Code vert : Aucune restriction particulière ne sera émise. Seules les recommandations de prudence (respect des gestes barrières, distanciation physique dès que possible, etc.) restent d’application.

Pays concernés : Allemagne, Autriche, France, Hongrie, Italie, Luxembourg, Lettonie, Croatie, Pays-Bas, Pologne, Roumanie, Slovaquie, Suède, Suisse, Liechtenstein, Lituanie, Estonie, Bulgarie, Tchéquie et Slovénie.

À noter que des précisions sur les modalités d’applications de ces mesures doivent encore être apportées. Il reste à savoir quels types de contrôles et le cas échéant, de sanctions, seront appliqués. Reste à voir aussi si les recommandations de testing et d’auto-confinement seront suivies à la lettre par les voyageurs revenant des zones classées « orange ». Et puis, le statut professionnel de ce confinement devra également être clarifié : si télétravailler lui est impossible, la personne confinée aura-t-elle accès au chômage temporaire ?

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