Mort de George Floyd : la contestation s’étend à travers le monde

Montréal, Auckland, Londres, Amsterdam, Paris… Après les États-Unis, les manifestations contre le racisme et les violences policières font tâche d’huile. En Belgique aussi.

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Plus d’une semaine après la mort de George Floyd, la contestation contre le racisme et les violences policières ne faiblit pas aux États-Unis. Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont encore défilé ce mardi à Houston (Texas) demandant justice pour cet homme noir de 46 ans, asphyxié par un policier blanc lors de son interpellation. Ces derniers jours, les hommages à George Floyd ont traversé les frontières et se sont multipliés dans le monde.

De l’autre côté du Pacifique, c’est près de 2000 personnes qui se sont rassemblées devant l’ambassade américaine à Auckland (Nouvelle-Zélande). Pays-Bas, Royaume-Uni, Syrie, Canada… aux quatre coins de la planète, des manifestants ont bravé le Covid-19 et ont fait entendre leur voix.

Malgré les interdictions de rassemblement, 20.000 personnes étaient présentes mardi soir devant le tribunal de grande instance de Paris. Répondant à l’appel du comité Vérité et justice pour Adama Traoré, du nom de ce jeune homme noir, mort en 2016 après une interpellation à Beaumont-sur-Oise, les manifestants ont également rendu hommage à George Floyd et ont protesté contre les violences policières.

500 personnes à Gand

Chez nous aussi, une manifestation était prévue ce lundi place de la Monnaie à Bruxelles, à l’initiative de BLM (Black Lives Matter) Belgium. Malgré son annulation au dernier moment pour raisons sanitaires liées au Covid-19, une petite cinquantaine de personnes se sont néanmoins retrouvées sur la place pour faire échos aux protestations contre les violences visant les personnes afro-américaines. Certains artistes, comme Lous and the Yakuza, appellent à de nouvelles manifestations de soutien. 

Également sans autorisation, 500 personnes environ ont défilé à Gand ce lundi, aux cris de « Stop racisme », « le racisme tue » ou « We can’t breathe ». Pour respecter les mesures sanitaires en vigueur, les organisateurs ont disposé des croix un peu partout sur la Sint-Pieterplein, et le port du masque était demandé. Si les autorités indiquent ne pas avoir pris de mesure contre les manifestants, les organisateurs de la manifestation pourraient bien écoper d’une amende.

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