Pas d’examens de fin d’année dans les écoles ?

Ça sera le cas pour les épreuves du CEB, du CE1D et du CESS, si les élèves ne retournent pas à l’école le 20 avril. Réunis ce mardi, les ministres de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont également pris des mesures pour organiser la fin de l’année dans le supérieur.

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Parions que c’est une nouvelle qui devrait ravir plus d’un écolier : les examens de fin d’année dans l’enseignement primaire et secondaire pourraient bien être annulés. Les ministres de la Fédération Wallonie-Bruxelles se sont réunis ce mardi pour fixer différents scénarii pour la suite (et la fin) de l’année scolaire. Et la coalition PS-MR-Ecolo a tranché : si le confinement est prolongé au-delà du 19 avril (la Première ministre Sophie Wilmès ayant évoqué une possible prolongation des mesures jusqu’au 3 mai), les épreuves certificatives pour l’obtention du CEB (6ème primaire), du CE1D (deuxième secondaire) et du CESS (6ème secondaire) n’auront pas lieu. Pas question pour autant de faire une croix sur l’année scolaire ; selon ce scénario, les conseils de classe (réunion des professeurs et éducateurs) jugeront de la réussite ou non d’un élève en délibérant. Même sans épreuve, les certificats du CEB, du CE1D et du CESS pourront donc être délivrés.

Concernant toutes les autres années d’études du primaire et du secondaire, la Fédération Wallonie-Bruxelles recommande aux écoles de les « éviter ». Les élèves pourront être soumis à des évaluations (contrôles, travaux, etc.) mais elles devront idéalement ne pas être condensées sur la seule session de juin. Selon ce scénario, les cours se poursuivront jusqu’au 26 juin, afin de terminer l’année avec les traditionnelles délibérations le 30 juin.

La perspective de ne pas voir leurs enfants affronter les examens pourrait également être bien accueillie par bon nombre de parents. La Fédération des Associations de Parents de l’Enseignement Officiel (Fapeo) a en effet publié les résultats d’une enquête en ligne sur la continuité des apprentissages durant les trois semaines de confinement. Sur la base des 4.500 réponses recueillies, la Fapeo indique que 84% des parents doivent aider leur enfant en primaire et 78% en secondaire. En plus de leur charge de télétravail, les parents seraient donc davantage mis à contribution pour les travaux scolaires de leur progéniture durant le confinement. C’est peut-être ce qui explique que deux parents sur trois se prononcent contre le maintien des examens, toujours selon les chiffres de la Fapeo.

À noter que si la rentrée scolaire devait bien se faire le 20 avril (ce qui nécessite donc que le gouvernement fédéral lève au moins en partie les mesures de confinement), tous les examens et toutes les épreuves certificatives seront maintenus.

Et dans le supérieur ?

Contrairement au primaire et au secondaire, les examens devraient avoir lieu. Les étudiants seront fixés au plus tard le 27 avril concernant les modalités d’évaluation. La volonté du gouvernement est de laisser de l’autonomie aux universités et hautes écoles dans l’organisation des examens. Même chose pour le calendrier : le but est de terminer l’année académique au 30 juin, tout en laissant la possibilité d’une prolongation jusqu’au 10 juillet maximum.

S’il n’est pas possible de faire autrement, les mémoires, travaux et stages pourront être reportés sur le troisième quadrimestre, voire sur l’année 2020-2021 pour certains stages. Des dispenses ou des remplacements par d’autres activités pédagogiques pourront être également mises en place pour les stages.

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