Coronavirus : la peur des uns fait le bonheur des autres

Certains revendeurs sans scrupules n’hésitent pas à profiter de la crise sanitaire actuelle pour s’en mettre plein les poches.

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Face au virus, la demande en masques de protection a explosé, et avec elle les prix. Ces objets précieux contre l’épidémie à contenir sont revendus à des prix indécents, alors qu’ils sont une denrée rare et vitale pour le personnel soignant. Sur Amazon, certains masques d’une valeur affichée en temps normal à 1,73€ étaient vendus à 18,73€, soit une augmentation de plus de 1.000%. Même constat sur eBay, Seconde main ou encore Marketplace, où les offres scandaleuses se sont multipliées. Ces différentes plateformes de vente en ligne tentent de lutter contre ce marché noir, mais le contrôle des vendeurs tiers est difficile. Afin de limiter ces dérives, Amazon a annoncé fin février la suppression d’un million de produits liés au coronavirus.

Les fabricants n’ont pas hésité non plus à tirer parti de l’anxiété causée par le coronavirus pour gonfler leurs prix. En France, le distributeur Paredes aurait multiplié les siens par 2,66.

“2 masques offerts pour chaque commande”

Les entreprises sanitaires ne sont pas les seules à être accusées de profiter de la situation actuelle. La marque de lunettes Polette a eu la mauvaise idée d’offrir deux masques sanitaires à chaque commande. Une communication qui ne passe pas, alors que la plupart des pharmacies sont en rupture de stock. Face à la polémique, le fondateur Pierre Wizman regrette que leur message ait été “mal interprété”. Proposant des lunettes assemblées en Chine, Polette assure qu’il s’agit “d’un cadeau purement altruiste de la part d’un pays qui sort tout juste de la crise” et que des masques seront distribués au personnel médical. “Peut-être est-ce sur ce point que nous aurions dû communiquer”, écrit son CEO sur Instagram, tentant tant bien que mal de rattraper le coup.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Mais les arnaques et offres commerciales en pleine crise du coronavirus ne se limitent pas aux masques. Les gels hydroalcooliques, paquets de pâtes et rouleaux de papier toilette sont également revendus à prix fort. En France, même les attestations de déplacement, pourtant gratuites, deviennent payantes sous la main de certains escrocs.

L’arroseur arrosé

Heureusement, au milieu de ces injustices et ces fraudes, il y a parfois de bonnes nouvelles. À Paris, ce mercredi, près de 15.500 masques de protection contre le coronavirus destinés au marché noir ont été saisis, ainsi que 240 bouteilles de faux gel hydroalcoolique. Mieux encore, aux États-Unis, un Américain qui a tenté de profiter de la pandémie pour s’enrichir s’est retrouvé avec 17.700 bouteilles de désinfectant pour les mains dans son garage. Ses comptes Amazon et eBay ayant été suspendus, il a finalement été contrait de faire don de son stock.

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