Coronavirus : les bons conseils pour éviter de paniquer

Quelques clés pour mieux accepter sa dose quotidienne d’angoisse collective face à l’avancée du Covid-19.

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Il suffit de tendre l’oreille dans la rue pour s’en rendre compte. Selon un sondage de Test-Achats, une part importante de la population redoute d’être infectée (52% à Bruxelles, 40 % en Wallonie) et 63% s’estiment exposés à des médias « trop alarmistes ». Malgré ce climat négatif, on vous donne un mode d’emploi pour dédramatiser et vivre plus sereinement cette situation.

Ni paniquer, ni nier la situation

Prenons ceux et celles qui redoutent tout simplement d’être contaminées. D’une part, on trouve les personnes qui ne pensent plus qu’à ça. Elles regardent le film Contagion, lisent La Peste de Camus et jouent à Plague Inc.. « Pour les personnalités anxieuses, je leur déconseille de rester dans cet environnement qui ne fait qu’augmenter leur anxiété. Il vaut mieux vivre au jour le jour et éviter les scénarios catastrophes où tout serait négatif », explique Marie Carlier, psychologue chez « Centre Psynergie Bruxelles ».

Pour autant, est-il est préférable de se réfugier dans le déni, en continuant à faire comme si rien ne se passait ? « Chacun développe ses mécanismes de défense et le déni est l’une de ces stratégies. Mais là aussi, il y a des côtés négatifs. Il vaut mieux voir ce sur quoi on peut avoir une influence et se concentrer sur ce que l’on peut faire à sa propre échelle », note Marie Carlier. Ce sentiment d’acceptation de ce qui n’est pas contrôlable, en faisant la part des choses, est en l’occurrence la meilleure option à notre disposition pour lutter contre l’anxiété. Cela est beaucoup plus stabilisateur pour continuer à vivre sereinement. Une autre carte plus consensuelle est celle de l’humour.

À tout âge, connaître les bons gestes pour garder le contrôle

Autres personnes susceptibles d’être anxieuses : les enfants. Ici, ce qu’il faut éviter, c’est de vouloir les surprotéger à tout prix. « Ce serait encore plus délétère avec le risque de développement de troubles anxieux. D’une part, on n’est pas obligé de tout dire. Ce que l’on peut faire, c’est rester factuel en expliquant la situation. Il faut leur dire la vérité tout simplement, avec la garantie qu’il y ait quelqu’un ou une instance qui les protège », tient à faire remarquer la psychologue. Pas question d’éviter un sujet auquel ils sont de toute façon confrontés dans leur environnement ou, à l’inverse, de leur transmettre un état d’anxiété. Se baser sur ce que l’enfant a déjà compris est une bonne tactique. Cela peut même être une occasion de leur enseigner les bons gestes d’hygiène.

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