« Générations solidaires », une opération de plus en plus participative

La 4e édition de “ Générations solidaires ”, l’opération née au cœur des journaux “ L’Avenir ”, se clôture le lundi 9 mars à minuit. Plus que jamais, cet appel à projets s’adresse aux jeunes pour qu’ils soient eux-mêmes acteurs de changements dans la société.
 

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Un constat : en quatre ans, les grosses associations ont fait place aux projets citoyens. Katel Fréson, qui coordonne « Générations solidaires », raconte la philosophie d’un projet qui fait naître un tas de belles histoires.

Comment s’annonce l’édition 2020 de “ Générations solidaires ”?

Katel Fréson. Une petite centaine de projets sont rentrés jusqu’à présent via notre partenaire, la Fondation Roi Baudouin. Je ne m’inquiète pas trop. Chaque année, nombreux sont ceux qui rentrent leur projet le dernier jour. On a mis en place au fil du temps des critères plus sélectifs pour qu’ils soient portés, pensés et voulus par des jeunes.

Désormais, on a de plus en plus des projets citoyens. C’est de plus en plus participatif

Cette année, vous avez décidé de vous adresser aux écoles. Pourquoi ?

Nous avons lancé une expérience-pilote dans deux écoles à Namur et dans le Hainaut. Je me suis rendu compte que les enseignants, à partir du moment où ils recevaient un mode d’emploi pour mettre en place un projet solidaire avec leurs élèves, étaient très intéressés et enthousiastes. En réalité, des tas de choses se passent déjà sur le terrain. Nous venons soutenir des projets qui ont moins de cinq ans. Au démarrage de “ Générations solidaires ”, nous avions de grosses associations qui postulaient.  Désormais, on a de plus en plus des projets citoyens. C’est de plus en plus participatif. Les citoyens ont tendance à s’autocensurer. Ils ont peur parfois que leur projet soit trop modeste. Alors que ce n’est pas le cas.

De quoi ont-ils peur ?

Par exemple, à l’institut Sainte-Marie à La Louvière, au départ l’école voulait aider les sans-abri alors qu’il y avait eu un suicide dans une école de la région qui avait laissé pas mal de traces. Le besoin était là. Des élèves de quatrième secondaire ont commencé à parrainer des plus petits de première pour briser l’isolement et lutter contre le décrochage scolaire. Ces élèves ont aussi réalisé une vidéo pour expliquer le rôle du PMS qui s’adressait à tous les élèves. C’est un projet très chouette, très simple.

Tout ce qui touche au quotidien des gens est intéressant, pas seulement les récoltes de fonds.

Quel est l’objectif de “ Générations solidaires ” ?

Tout ce qui touche au quotidien des gens est intéressant, pas seulement les récoltes de fonds. Le but des journaux “ L’Avenir ” est d’essaimer de la solidarité, d’offrir de l’exemplarité. Nous avons à présent, avec le temps, un répertoire d’initiatives citoyennes solidaires. Plus de 400 projets sont sur le site www.generations-solidaires.be.  On trouve par exemple “ Génération roulotte ” : deux éducateurs à Marche soutiennent des jeunes pendant les congés. Ils leur font faire du théâtre-action et ils les initient à l’attelage de chevaux de traits. Ils sillonnent de petits villages du Luxembourg et ils vont dans les homes pour toucher des personnes âgées isolées. Cela a ouvert un tas de portes. On a aussi Racynes à Oupeye en région liégeoise. C’est une ferme d’animation qui travaille sur la réinsertion des jeunes en décrochage. Ils ont créé une école de devoirs. Au départ, elle n’avait pas de succès parce qu’elle était éloignée. “ Génération solidaire ” a financé un vélobus (cuistax électrique de 12 places) avec lequel les adolescents en insertion professionnelle vont chercher les petits frères et sœur pour les emmener à l’école de devoirs. À Basècles, près de Chièvres dans le Hainaut, l’école libre Saint-François a intégré  plusieurs enfants autistes dans l’enseignement « ordinaire ».  “ Générations solidaires ” a financé la formation à l’autisme d’une enseignante. Moi, ce qui m’intéresse, c’est moins le concours et les prix que le suivi des projets. Et au total, “ Génération solidaire ” remplit un rôle sociétal qui correspond complètement à l’ADN de L’Avenir.

www.generations-solidaires.be

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