Coronavirus  : de la contamination à la guérison, on retrace le parcours de la maladie

Il y a maintenant des centaines de cas avérés en Belgique depuis le début de la crise sanitaire. On vous propose de décortiquer chaque stade de l’épidémie.

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Alors que le SPF Santé publique a confirmé 269 cas positifs en Belgique, auscultons quatre phases de l’épidémie : l’exposition au virus, la contamination, le traitement et la guérison.

L’exposition et la contamination au virus

Le risque d’exposition à la maladie dépend de l’endroit où vous avez récemment voyagé. Selon l’OMS, « 95% des cas de Covid-19 surviennent en Chine, en majorité dans la province du Hubei. » Le premier Belge testé positif a été rapatrié de la ville de Wuhan, foyer de l’épidémie.

La transmission d’une personne à l’autre passe par la toux ou les éternuements. Les gouttelettes respiratoires ainsi expulsées peuvent atterrir sur des objets ou des surfaces autour de la personne contaminée. Il est donc possible de contracter à son tour la maladie, par simple contact avec un objet ou une surface. Prudence donc : on ne rappellera jamais assez les consignes élémentaires d’hygiène, comme d’éternuer dans un mouchoir ou faute de mieux, dans le creux de son coude. Il est également conseillé de se tenir à plus d’un mètre d’un.e malade.

Selon les premières investigations scientifiques, le virus pourrait dans certains cas être présent dans les matières fécales d’une personne infectée. Comme le risque est non nul, voilà une raison supplémentaire (en fallait-il une ?) pour se laver les mains, après chaque passage aux toilettes et avant chaque repas.

Les symptômes les plus courants du virus sont la fièvre, la fatigue et des épisodes de toux. S’ajoute parfois à cela des douleurs, de la congestion ou un écoulement nasal, un mal de gorge, de la diarrhée. Environ une personne sur six présenterait des symptômes plus graves, comme une dyspnée, c’est-à-dire une sensation de ne plus pouvoir respirer. Il est possible de contracter le virus au contact d’une personne ne se sentant pas malade ou qui présente qu’une faible toux.

Le fait que de nombreux patients atteints ne présentent que des symptômes discrets explique peut-être la relative contagiosité du Covid-19 : selon les résultats scientifiques les plus récents, le taux de reproduction de base du coronavirus, soit le nombre moyen qu’un malade va infecter, tournerait autour de 2,6. Le potentiel épidémique du coronavirus est donc certain ; il est cependant moins élevé que celui de la rougeole (12 à 18 personnes infectées par 1 malade) ou que la variole (5 à 7 personnes infectées).

La période d’incubation de la maladie, c’est-à-dire le temps qui s’écoule entre la contamination et l’apparition des premiers symptômes serait de 1 à 14 jours ; en moyenne elle serait de 5 jours.

Traitement

Vous vous sentez malade, mais vous ne vous êtes pas rendus dans une zone touchée par l’épidémie ? Selon le SPF Santé Publique, vous ne devez pas vous inquiéter, c’est peut-être la grippe hivernale. Le mieux est de consulter son médecin traitant. Si par contre, vous revenez d’une zone touchée ou vous avez côtoyé quelqu’un qui en revient et que vous ressentez des symptômes, le mieux est de s’isoler chez soi, de contacter votre généraliste ; évitez par contre les urgences. C’est votre médecin qui avisera, en vue peut-être de contacter un inspecteur de l’hygiène et d’une éventuelle hospitalisation.

En l’état de la recherche scientifique, il n’existe pas de vaccin contre le Covid-19. De nombreux traitements sont cependant testés, à base notamment d’antiviraux comme le lopinavir ou le ritonavir. La chloroquine, une molécule utilisée pour combattre le paludisme, est également évoquée ; ses résultats sont cependant encore discutés pour le moment.

Guérison

Selon les derniers chiffres de l’OMS, environ 80% des personnes guérissent de la maladie, sans avoir eu besoin de traitement particulier. Le taux de létalité du virus, soit le rapport entre le nombre de cas détectés et le nombre de patients décédés est en moyenne de 3,4%. Un taux qui varie cependant entre les zones touchées : dans la province chinoise de Hubei, il est par exemple plus proche de 4%. Il grimpe également avec l’âge ; au-delà de 60 ans, les malades sont davantage susceptibles d’y succomber.

À noter qu’il serait peut-être possible d’attraper deux fois le coronavirus. Le gouvernement japonais a rapporté le cas d’une patiente d’Osaka, testée positive plusieurs semaines après avoir été traitée à l’hôpital. L’enjeu pour les scientifiques nippons dans les prochaines semaines sera de comprendre si cette femme a de nouveau contracté le virus ou si elle n’en était pas guérie une fois le traitement terminé.

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