Coronavirus: un premier cas belge, on fait le point

Ce que l’on craignait est arrivé. Un premier cas « belge ». Celui-ci est traité en isolement à l’hôpital Saint-Pierre de Bruxelles. Et met en lumière le sérieux de l’épidémie et l’efficacité du système de santé de notre pays et de la planète.

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14. Ce qui frappe un observateur attentif du scénario qui se joue à Wuhan depuis le début de l’année est ce facteur : 14. Qui rappelle les séries post apocalyptiques disponibles en streaming : en une semaine le nombre d’infections par le coronavirus a été multiplié par 14. Ainsi pour 547 cas répertoriés le 23 janvier, il y en avait 7711, le 30. Quatorze fois plus. Un enfant de 10 ans, alerté par ses camarades de cour de récréation aura tôt fait de vous demander la question qu’on préférerait oublier. « Papa, mais alors, dans une semaine, combien y aura-t-il de malades ? ». La logique d’une progression géométrique propose un exercice de calcul mental encore abordable pour un élève de 5ème primaire. « 14 x 7711 ». Abordable lorsqu’on arrondit  à 7000… « Environ 100 000 ». Lorsqu’on prend une calculatrice : 107 954. Une prédiction enfantine de bon sens est donc celle-ci. Le 6 février 2020, il devrait y avoir 107 954 personnes infectées. Votre enfant posera sur vous des yeux ronds. On s’empressera de lui rappeler qu’on n’est pas épidémiologue spécialisé en vitesse de propagation. Que ce raisonnement est du niveau de l’école primaire. Et que des mesures de confinement de la maladie ont été prises. Cela ne l’empêchera pas de vous poser la question suivante. « Oui, mais une semaine après le 6 février, combien y aura-t-il de malades ? ». Ouch, la réponse fait peur…

La vérité ne sort pas toujours de la bouche des enfants

Les derniers chiffres disponibles démentent, fort heureusement, ce « facteur 14 ». Deux jours avant la date de référence du 6 février, il y a « seulement » 20 626 personnes infectées. On semble se trouver sur une courbe de progression qui suggère un facteur 3,5 ou, au maximum un facteur 4. Même si le nombre de morts, de cas graves et certaines images commencent à inquiéter, on ne peut que constater que les mesures sanitaires prises mondialement – entre autres grâce à la décision de l’OMS de qualifier l’épidémie comme « Urgence de santé publique de portée internationale » ont eu un impact. Certaines scènes de violence, 426 morts et les 2790 personnes, actuellement, dans un « état critique » se sauraient faire oublier que l’épidémie est endiguée. Certes, les chiffres vont continuer à grimper mais plus de manière linéaire. Nos cours de statistique nous suggèrent que l’on se trouve sur une courbe de Gauss, proche du sommet. Et que le facteur 14 de la semaine dernière, passant à 3,5 cette semaine, devrait encore diminuer la semaine prochaine pour ensuite passer rapidement sous l’unité. Le facteur 1 est bien en vue et après lui, c’est la décrue…

Pour en savoir plus, lisez notre article « Coronavirus: face à l’épidémie, la Belgique s’organise ». Rendez-vous en librairie à partir de ce mercredi ou dès maintenant sur notre édition numérique, sur iPad/iPhone et Android.

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