Comment bien choisir son assurance hospitalisation

Se faire hospitaliser peut représenter un véritable gouffre financier, notamment si vous optez pour une chambre individuelle. Mieux vaut être couvert.

olga-kononenko-98_mskausi-unsplash

Une chute dans l’escalier, une soudaine appendicite, ou l’arrivée d’un bébé… Les raisons d’un séjour à l’hôpital sont nombreuses. Problème, certains soins ne sont pas couverts par la sécurité sociale. Pour éviter les mauvaises surprises, environ neuf millions de Belges souscrivent à une assurance hospitalisation complémentaire, auprès d’une compagnie privée ou d’une mutualité. Voici quelques conseils pour bien choisir son assurance:

1. Profiter de l’assurance collective

La majorité des assurés bénéficient de ce qu’on appelle une assurance collective. C’est une assurance offerte comme avantage extra-légal par de nombreuses entreprises à leurs employés (et bien souvent leur famille). Négociée par l’employeur, cette couverture est généralement avantageuse. Selon le porte-parole de l’Union professionnelle des entreprises d’assurances Assuralia, Wauthier Robyns, les personnes qui quittent leur emploi ou une cellule familiale dans lequel elles bénéficiaient d’une assurance collective ont tout intérêt à la garder. Surtout si ces personnes sont âgées ou atteintes de maladies chroniques. « Chaque individu qui a été couvert par une assurance collective peut rester assuré par la même compagnie sans avoir à répondre à des questions sur son état de santé », souligne Wauthier Robyns. Une bonne façon d’échapper aux primes faramineuses liées à sa condition physique. Seule contrainte: ne pas tarder à signaler son intention de rester couvert à la compagnie d’assurance, car il existe un délai.

2. Vérifier le montant de la franchise et des plafonds

D’un programme d’assurance à l’autre, les montants minimum et maximum pris en charge par la compagnie varient fortement. Tout comme les primes à payer par l’assuré. Entre une formule qui propose le remboursement illimité des frais d’hospitalisations (y compris des suppléments d’honoraires) et un remboursement plafonné, le tarif n’est évidemment pas le même. Mais attention, la plupart des assurances mettent certains hôpitaux, plus chers, sur « liste noire »: dans ces établissements, l’assuré sera moins bien remboursé. DKV, qui proposait jusqu’à peu le remboursement illimité des frais d’hospitalisation dans tous les hôpitaux du pays, a fait marche arrière début janvier face aux dérives des suppléments d’honoraires. 33 établissements ont ainsi été rayés de son programme « Hospi select », à cause de facturations trop élevées.

3. Examiner les frais et les maladies pris en charge

Remboursement des frais réels ou forfait, étendue de la garantie avant et après l’hospitalisation, frais ambulatoire, prise en charge des maladies mentales… Il existe une multitude de détails, qui n’en sont pas, à prendre en compte. Le porte-parole d’Assuralia, Wauthier Robyns, conseille de notamment faire attention aux nombres de semaines prises en charge avant et après le séjour à l’hôpital, à la liste des maladies graves comprises pour les frais ambulatoires, et aux conditions d’exclusions.

Pour en savoir plus, découvrez notre article « Hôpitaux: suppléments d’honoraires. Quand? Pourquoi? » dans le Moustique de la semaine. Rendez-vous en librairie à partir de ce mercredi ou dès maintenant sur notre édition numérique, sur iPad/iPhone et Android.

Sur le même sujet
Plus d'actualité