« Le roi va assumer sa paternité »

Le secret de polichinelle a éclaté. Les résultats ADN ont parlé. Et le roi Albert a plié. Il n'y a plus rien à sauver ou à cacher. Delphine est bien sa fille.

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Delphine devient officiellement le quatrième enfant du roi Albert. Déshabillé par le test ADN, après une interminable procédure, le roi a lui-même communiqué l’information.Voici le libellé officiel, confirmé par Maître Alain Berenboom, conseil du roi. « Le roi Albert II indique que les résultats ADN montrent qu’il est bien le père biologique de Delphine Boël ».

Le bras de fer royal aura duré. La Cour de cassation avait prononcé en décembre 2019 en audience publique le rejet du pourvoir introduit par le roi Albert II contre deux arrêts de la cour d’appel de Bruxelles, principalement celui du 25 octobre 2018 qui établit que Jacques Boël n’est pas le père légal de Delphine Boël et qui lui a ordonné de se soumettre à un test ADN.  « Le roi est le père biologique de Delphine, appuie maître Berenboom, qui défend les intérêts d’Albert. Donc il va assumer sa paternité. »

Le trône restera bien gardé

La nouvelle ne devrait toutefois pas faire trembler le pays. Cette reconnaissance ne changera rien sur le plan institutionnel. « Seuls les enfants légitimes entrent en ligne de compte au niveau de la Constitution. Il faudrait qu’elle soit née dans les liens d’un mariage pour monter éventuellement sur le trône », explique le constitutionnaliste de l’UCLouvain Marc Verdussen. C’est sur le plan civil que cela va à présent se jouer. Les avocats de Delphine se concertent pour l’heure sur la suite. « Elle a potentielement un droit sur l’héritage mais nous en sommes encore loin », suggère Alain Berenboom.  Playdoireries le 4 juin prochain. L’affaire devrait être définitivement réglée avant les vacances judiciaiaires.

Maître Dejong qui défend les intérêts de Delphine Boël avec Maître Uyttendaele a reçu ce matin le rapport scientifique attestant de la paternité. Il rappelle que Delphine souhaitait une recherche de reconnaissance publique et la fin de toute discrimination. La jeune femme a subi plus d’un affront. La ville de Coxyde a ainsi caché une de ses œuvres lors de la visite de la princesse Astrid. L’œuvre de Delphine avait été mise au débarras. Après la scientifique, la reconnaissance légale devra encore intervenir. Maître Dejong rappele combien Delphine a voulu tendre la main au roi et éviter cette longue procédure. « Elle voulait une simple reconnaissance ». Il aura fallu ce douloureux parcours pour y arriver. 

 

 

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